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Espoir de libre-échange pour la prospérité face aux doutes européens !



Sur le modèle de réussite qu’est L’ALENA (l’accord de libre-échange signé entre le Canada et les États-Unis en 1992), l’intention affichée par le gouvernement canadien de signer un accord économique et commercial global avec l’Union européenne est plutôt une bonne nouvelle. La prospérité du Québec et du Canada est comme tout pays dans un contexte de mondialisation fortement liée à leur degré d’ouverture économique par rapport aux autres marchés.
Selon M. Jasmin Guénette, vice-président de l’Institut économique de Montréal (IEDM). « La volonté d’aplanir les obstacles pour favoriser les échanges internationaux, comme nous l’avons fait avec nos voisins du sud, est une très bonne nouvelle. Nous sommes heureux de constater que les parties concernées résistent aux pressions protectionnistes », Il précise même que si une telle entente survient, le Canada deviendrait l’un des seuls pays développés ayant un accès préférentiel à la fois au marché des États-Unis et à celui de l’Europe, qui représentent un total de 800 millions de consommateurs.
Les doutes européens
Toutefois l’Europe semble ébranlée économiquement dans divers pays ( Grèce, Italie, Espagne etc…) et politiquement par la montée des courants politiques extrémistes dans tous les pays européens. Les dernières élections présidentielles en France ont porté au pouvoir les socialistes qui ne reconnaissent pas tous la règle d’or de l’équilibre budgétaire ce qui est matière à inquiéter le gouvernement allemand. Une chose est sûre, les marchés financiers surveilleront les décisions politiques du nouveau président français, François Hollande, dans les prochaines semaines. Bruno Lemaire, ministre de l’agriculture de Sarkozy en France avant le 6 mai, reconnu comme un européen convaincu, disait le 24 avril dernier sur le réseau BFMTV dans l’émission Bourdin 2012 : ``L’europe était une solution, elle est devenue un problème. On n’a pas pris conscience des difficultés concrètes rencontrées. Les producteurs se révoltent donc contre la libre-concurrence``. Il a ajouté :`` Si nous respectons des règles il faut que les autres producteurs dans le monde les respectent aussi sinon on ne doit pas laisser entrer leurs produits chez nous``
Au moment où des ententes sont sur le point d’être signées au profit d’une plus grande circulation des biens entre les deux continents, il se pourrait qu’une récession mondiale ajoutée à une poussée nationaliste plus importante encore nuise à toute bonne volonté !
Yannick Patelli