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Réaction de l'Union des producteurs agricoles au discours sur le budget 2012-2013



QUÉBEC, le 20 mars 2012 /CNW Telbec/ - Dans un contexte où les décisions budgétaires, ces dernières années, sont prises dans le cadre d'une gestion responsable des finances publiques, l'Union des producteurs agricoles accueille positivement le maintien, dans le discours sur le budget 2012-2013, des enveloppes consacrées au secteur agricole.
L'Union perçoit dans ce maintien une réelle reconnaissance de l'industrie bioalimentaire comme « essentielle à la vie économique du Québec », cette dernière représentant 7 % de notre PIB, environ 476 000 emplois et quelque 5 milliards de dollars en exportations (2010), principalement vers les États-Unis, l'Union européenne et le Japon.
Il importe toutefois de signaler que les budgets consacrés à l'industrie bioalimentaire, particulièrement au secteur agricole, devront être bonifiés de façon significative si le Québec entend tirer profit des excellentes perspectives agricoles au cours des prochaines années. La future politique bioalimentaire québécoise, si elle souhaite véritablement favoriser le plein potentiel agricole de chaque coin de pays et de chaque secteur de production, devra reposer sur des budgets plus ambitieux. D'autant plus que le Québec, malgré sa nordicité, se classe actuellement parmi les pays industrialisés dont le soutien coûte le moins cher à l'État1.
Rappelons que la population mondiale dépassera le cap des 9 milliards de personnes dès 2050, nécessitant une augmentation de la production agricole de 70 %. Le Québec doit profiter de cette opportunité et investir.
1 Les données 2010 de l'OCDE sur le niveau de soutien accordé aux agriculteurs révèlent que l'aide offerte au Canada correspond à 18 % des recettes monétaires agricoles totales, ce qui se situe légèrement en deçà du 20 % accordé en Europe, mais beaucoup plus bas que le 60 % alloué dans des pays plus nordiques (au climat similaire au Québec) comme la Norvège et l'Islande. Le Québec se situe au même niveau que l'Europe avec un ESP de 23 %.
Source : Éliane Hamel
Directrice, Service des communications
Union des producteurs agricoles