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La forêt selon Marcel Leboeuf : héritage et passion

Rémi TREMBLAY ,

Marcel Leboeuf l’avoue d’emblée, son amour de la forêt il le doit à son grand-père maternel, Cléophas Bélanger, qui vivait de sa terre à Tourville, dans le Bas-du-Fleuve. Son héros, en fait. «Ce que lui aimait, je l’aimais automatiquement. Quand il entrait dans le bois, il était heureux!» Tellement qu’un beau jour, le grand-père dit à son petit-fils: «Mes 400 acres, je te les donne!» Ainsi se transmit une passion qui habite encore le comédien plus que jamais. «Au-delà du bien matériel, si ça c’est pas un geste d’amour…!»

Le bois et son odeur ont marqué toute son enfance. Si bien que 25 ans plus tard, quand il n’est pas sur un plateau de télé, de théâtre, de cinéma ou devant un micro à donner une conférence sur Saint-Jacques-de-Compostelle, la motivation ou l’importance du travail d’équipe, l’humaniste se replie sur ses terres estriennes de Kingsbury, où il s’emploie, en bon héritier, à cultiver la mission léguée par son grand-père: «Gère ta forêt comme un jardin!»


C’est en tant que porte-parole des groupements forestiers qu’il a été invité, le 7 octobre dernier à Lac-Mégantic, à livrer un témoignage devant les jeunes de l’événement Viens vivre la forêt. Une première expérience devant un jeune public, reconnaît-il, mais l’homme des bois est également un habile communicateur d’une expérience de vie qui le remplit de bonheur. «Je suis passé par mon grand-père qui éveillait en moi de la curiosité par rapport à la forêt; son sens de l’émerveillement!»,dit-il pour transmettre sa passion.


Il possède aujourd’hui 1200 acres de forêt à Tourville, bien sûr, à Kingsbury et plus récemment dans la région de Drummondville. Tous ses sens s’éveillent quand il se promène à travers ses arbres. Même les odeurs le ramènent à une charge d’émotivité reliée à son enfance. «Et ce n’est pas ésotérique!», rassure-t-il.