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Pauline Marois propose la souveraineté alimentaire



par Jean-Pierre Lemieux
Collaboration spéciale

« Si chaque consommateur québécois achetait pour 30$ de plus d’aliments d’ici à chaque année, les ventes gonfleraient de un milliard de dollars en cinq ans ». La politique de souveraineté alimentaire du Parti Québécois aura pour objectif de faire passer de 22 à 50% la proportion des aliments du Québec que nous consommons.
De passage à l’Institut de technologie agricole à La Pocatière (ITA) le 22 septembre dernier, la chef de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale, Mme Pauline Marois a estimé qu’il faut prendre des mesures pour renverser la tendance actuelle. « En 25 ans, la proportion des aliments consommés et issus du Québec a chuté de 45%. Elle est passée de 78% en 1985 à 33% en 2009. »
Mme Marois a constaté que « plusieurs de nos agriculteurs sont rendus au point de rupture. Ils ne peuvent plus supporter une baisse de leurs revenus. Il faut les aider ». La chef du PQ a rappelé que son parti a toujours soutenu les agriculteurs du Québec en adoptant la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles et la mise en place de la Financière agricole du Québec en 2001 « afin qu’elle devienne pour les producteurs un outil de développement du secteur de la production agricole ».
Mission de La Financière
Mme Marois explique : « Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement libéral, le Québec perd en moyenne 400 fermes par année. Le ministre de l’Agriculture a même reconnu l’an dernier que 2 500 fermes étaient menacées de faillite à la suite de l’application des mesures du gouvernement. Un des problèmes, c’est que le gouvernement libéral a perverti la mission de La Financière agricole en faisant d’elle un assureur privé comme les autres ».
Une fois élu le PQ entend respecter la mission de La Financière agricole. Mme Marois ajoute : « Nous adapterons les assurances agricoles aux réalités différentes des régions du Québec et nous favoriserons l’extension des régimes d’assurance aux productions novatrices et qui participent à l’occupation des territoires ».
Syndicat
Interrogée en point de presse sur la représentation syndicale unique dans le monde agricole, Mme Marois a indiqué que c’était la position actuelle au programme du Parti québécois en ajoutant qu’elle voulait respecter la volonté des agriculteurs. « Si les producteurs agricoles décidaient de procéder autrement, voulait développer d’autres institutions, nous pensons que nous devrions les écouter ».