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« La Financière agricole n'est plus ce qu'elle était. » - Bob Lemay



Saint-Pierre-les-Becquets, le jeudi 25 août 2011 – Le président du Parti Québécois de Lotbinière, Bob Lemay, déplore l'attitude des administrateurs de La Financière agricole du Québec qui nient l'existence même d'une grave crise chez les producteurs de porcs, de bœufs, d'agneaux et de petites céréales en refusant de venir témoigner devant la Commission parlementaire de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles.
« C'est du jamais selon le député de Saint-Maurice et vice-président de la Commission, Claude Pinard. La dernière fois que la Commission a dû convoquer par "subpoena", c’était dans le cas du Mont Orford et il s’agissait d’une compagnie privée. Dans le cas présent, il s’agit d’une société d’État. C’est très troublant », affirme M. Lemay en rappelant que les administrateurs de La Financière ont été convoqués trois fois. De plus, La Financière tarde toujours à rendre disponible aux parlementaires l’ensemble des documents exigés depuis juin par la commission.
« Depuis 2003, nous avons l’impression que les libéraux dénaturent le mandat de La Financière qui est de protéger les revenus en vue de favoriser la réussite et la pérennité des entreprises agricoles québécoises. Ce faisant, les libéraux ferment les yeux sur la crise qui sévit dans le milieu agricole et sur les centaines de fermetures de petites et moyennes fermes québécoises. C’est désolant et il est grand temps que ça change », indique le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture et d’alimentation et député de Kamouraska-Témiscouata, André Simard.
« La Financière agricole n'est plus ce qu'elle était. Présentement des fermes de notre circonscription sont en difficultés financières, si La Financière ne fait rien, le visage agricole dans la région changera, confirme M. Lemay. La perte d'une entreprise agricole dans un village signifie moins de famille, moins de revenus pour la municipalité, moins de services, la possibilité de la fermeture d'une école, en un mot, la dévitalisation. Est-ce que La Financière agricole peut se permettre de se cacher et ne pas répondre aux questions légitimes qui lui sont posées? Est-ce que Lotbinière peut se permettre de perde d'autres entreprises agricoles? »
« En niant l’existence de la crise et en refusant de se présenter en commission parlementaire, La Financière agricole manque de respect envers les agriculteurs québécois et envers les parlementaires », déplore M. Simard. « Je crois que les dommages collatéraux sont trop grands. Nous devons protéger nos entreprises agricoles, de les assurer correctement pour que le Québec ait encore sa place parmi les grands producteurs alimentaires du monde », croit le président du Parti Québécois de Lotbinière.
Soulignons avec ce « subpoena », les administrateurs de La Financière n’auront maintenant d’autres choix que de venir témoigner et de fournir les documents exigés par la Commission. « Des solutions doivent être trouvées et mises en place rapidement pour le bien de l’agriculture québécoise », conclut le député de Kamouraska-Témiscouata.
Source : Parti Québécois