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La Financière agricole convoquée par subpoena



Québec, le mardi 23 août 2011 – « Je n’ai jamais vu ça! », a affirmé d’entrée de jeu le député de Saint-Maurice et vice-président de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles, Claude Pinard, relativement à l’absence inattendue des administrateurs de La Financière agricole du Québec hier en commission. « La dernière fois que nous avons dû convoquer par « subpoena », c’était dans le cas du Mont Orford et il s’agissait d’une compagnie privée. Dans le cas présent, il s’agit des administrateurs d’une société d’État. C’est très troublant », a continué le député.
Les administrateurs de La Financière agricole du Québec, qui nient l’existence même d’une grave crise chez les producteurs de porcs, de boeufs, d’agneaux et de petites céréales, refusent de venir témoigner en commission parlementaire malgré le fait qu’ils aient été convoqués trois fois.
De plus, La Financière tarde toujours à rendre disponible aux parlementaires l’ensemble des documents exigés depuis juin par la commission.
« Depuis 2003, nous avons l’impression que les libéraux dénaturent le mandat de La Financière qui est de protéger les revenus en vue de favoriser la réussite et la pérennité des entreprises agricoles québécoises. Ce faisant, les libéraux ferment les yeux sur la crise qui sévit dans le milieu agricole et sur les centaines de fermetures de petites et moyennes fermes québécoises. C’est désolant et il est grand temps que ça change », a continué le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture et d’alimentation et député de Kamouraska-Témiscouata, André Simard.
« En niant l’existence de la crise et en refusant de se présenter en commission parlementaire, La Financière agricole manque de respect envers les agriculteurs québécois et envers les parlementaires », a déploré André Simard.
« Les administrateurs de La Financière n’auront maintenant d’autres choix que de venir témoigner et de fournir les documents exigés par la commission. Des solutions doivent être trouvées et mises en place rapidement pour le bien de l’agriculture québécoise », a conclu le député de Kamouraska-Témiscouata.
Source: Direction des communications de l’aile parlementaire du Parti Québécois