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L'UPA déplore le changement de vocation de l'émission "La semaine verte" (radio)



Longueuil, le 21 juin 2011 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) considère décevante la décision de changer la vocation de l’émission La semaine verte (radio), diffusée sur les ondes de la Première Chaîne depuis cinq ans.
Le monde agricole apprenait en effet avec regret, dans la dernière édition de La Terre de chez nous (TCN), que l’émission (dont on ignore si le titre sera maintenu) serait désormais davantage tournée vers l’alimentation afin de rajeunir l’auditoire et rejoindre une nouvelle clientèle (http://www.laterre.ca/vie-rurale/silence-radio-pour-la-semaine-verte/). Pourtant, à l’heure de la mondialisation et au moment où de plus en plus d’organisations agricoles, d’entreprises et d’organisations de la société civile plaident en faveur d’une plus grande souveraineté alimentaire, n’est-il pas impératif de rebrancher les consommateurs sur son agriculture et son rôle clé pour atteindre cet objectif? Comment expliquer, dans ce contexte, une telle décision?
La décision de la Première Chaîne est d’autant plus incompréhensible que l’émission agricole, dit-on, affiche les meilleures cotes d’écoute dans son créneau et dans sa case horaire actuelle. Rappelons qu’en 2006, l’émission quotidienne D’un soleil à l’autre cédait sa place à La semaine verte, une émission hebdomadaire à contenu agricole édulcoré. Le monde agricole avait alors fortement exprimé son mécontentement face à cette décision. Aujourd’hui, la Première Chaîne franchit un pas de plus en éliminant complètement de sa programmation tout contenu agricole de fond sur une base régulière.
L’UPA comprend l’attrait de placer le produit alimentaire au coeur de l’information. Mais qu’en est-il des producteurs eux-mêmes? De ceux qui, du matin au soir, travaillent à nourrir leurs concitoyens et contribuent quotidiennement à l’économie des régions? Alors qu’il y aura 9 milliards de personnes à nourrir sur la planète en 2050, l’UPA croit fermement que l’agriculture occupe une place déterminante à tous les niveaux de notre société et qu’elle doit être pleinement représentée dans les médias, surtout à la radio publique. Il en va de notre souveraineté alimentaire.
Source: Éliane Hamel