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Financement agricole Canada: il faut revoir la stratégie



Regina, Saskatchewan, le 13 juin 2011 – À la lumière des récentes déclarations de la Banque du Canada, Financement agricole Canada (FAC) recommande aux agriculteurs et aux agroentrepreneurs de revoir leurs stratégies financières. Le taux directeur de la Banque du Canada reste inchangé à 1 p. 100 et cette dernière surveille de près les pressions inflationnistes, à la recherche d’indices qui pourraient justifier des hausses du taux du financement à un jour.
Le taux cible du financement à un jour de la Banque du Canada a une incidence sur les prêts hypothécaires à taux variable. Les fluctuations du taux préférentiel sont normalement proportionnelles aux changements du taux du financement à un jour. La Banque du Canada a haussé les taux à trois reprises en 2010, mais n’a fait aucun changement depuis le mois de septembre dernier, alors qu’elle continue de suivre l’évolution de l’économie.
« Étant donné que les frais hypothécaires représentent souvent un coût important pour une exploitation agricole, l’une des questions qu’on nous pose très souvent est de savoir lequel des deux taux, variable ou fixe, est le plus avantageux pour un prêt hypothécaire », affirme Don Stevens, vice-président et trésorier de FAC. « En fait, tout dépend de la situation. Des renseignements judicieux et une évaluation du seuil personnel de tolérance au risque peuvent aider à prendre une décision. »
Les prêts à taux variable jouissent d’une grande popularité auprès des emprunteurs quand les taux d’intérêt sont bas. Au cours de la dernière année, environ 80 p. 100 des nouveaux prêts accordés par FAC aux agriculteurs et aux agroentreprises étaient assortis d’un taux variable. À ce titre, les prêts à taux variable représentent environ les deux tiers du portefeuille de FAC, dont la valeur s’élève à 20 milliards de dollars.
« De 2005 à 2007, FAC a constaté des conversions de prêts à taux variable en prêts à taux fixe ainsi qu’une demande accrue pour les prêts hypothécaires à taux fixe lorsque la Banque du Canada haussait le taux du financement à un jour », explique Don Stevens.
Jean-Philippe Gervais, économiste agricole principal à FAC, ajoute que « personne ne peut prédire ce que fera la Banque du Canada. Toutefois, les tendances observées par le passé en matière de contrôle de l’inflation et des attentes relatives à celle-ci laissent présager une hausse des taux d’intérêt en 2012 par rapport aux taux actuels. Les économistes s’entendent pour dire qu’on devrait observer une hausse de 175 points de base* du taux du financement à un jour au cours des 18 prochains mois. Si cette projection s’avérait exacte, cela se traduirait par un taux préférentiel de 4,75 p. 100 d’ici au 31 décembre 2012. Le taux préférentiel s’élève actuellement à 3 p. 100 et la moyenne sur 10 ans à 4,4 p. 100. »
« Lorsqu’un agriculteur présente déjà un risque financier important, l’atténuation du risque lié aux taux d’intérêt peut représenter une stratégie judicieuse, déclare Don Stevens. Bien que tout le monde souhaite économiser de l’argent, il est parfois plus prudent d’être proactif en diminuant le niveau de risque. Je ne dis pas que tous les producteurs devraient bloquer leur taux d’intérêt. Cependant, ils doivent explorer toutes les possibilités et en comprendre les répercussions sur leur entreprise afin de faire le choix qui convient le mieux à leur situation. »
L’une des méthodes pour réduire le risque lié aux taux d’intérêt est d’avoir plusieurs prêts hypothécaires comprenant différents termes et une combinaison de taux fixes et variables, ce qui permet à l’emprunteur de renégocier ses prêts à différents moments. Bien sûr, il importe de bien évaluer les avantages et les désavantages que comporte la gestion plus complexe de plusieurs prêts hypothécaires avec des termes distincts.
Autres facteurs à prendre en considération :
Avantages liés aux taux fixes
• Une protection contre une hausse des taux jusqu’à la fin du terme à taux fixe (plus le terme est long, plus les coûts sont fixes).
• Il est plus facile de prévoir les coûts relatifs à l’intérêt et au capital afin de calculer les profits et les pertes. Désavantages liés aux taux fixes
• En règle générale, les taux d’intérêt des prêts hypothécaires à taux fixe sont plus élevés que ceux à taux variable. Par conséquent, plus le terme est long, plus le taux d’intérêt sera élevé.
• Des indemnités de rupture ou des pénalités pour paiement anticipé peuvent s’appliquer si le prêt est remboursé avant son échéance. Avantages liés aux taux variables
• Des études fondées sur des données historiques démontrent que les emprunteurs ayant contracté un prêt hypothécaire à taux variable remboursent généralement un montant moindre lorsque les taux d’intérêt sont en baisse.
• La possibilité de convertir leur prêt à taux variable en un prêt à taux fixe sans frais de pénalité. Désavantages liés aux taux variables
• Les emprunteurs s’exposent à des taux plus élevés si le taux préférentiel augmente.
Notre pays accorde de l’importance à l’agriculture et FAC s’est engagée envers la réussite à long terme de l’industrie. Le succès des producteurs à l’échelle individuelle a une incidence sur la réussite de l’industrie dans son ensemble. Pour obtenir de l’information en ligne au sujet des taux d’intérêt, consultez le site Web de FAC à www.fcc-fac.ca/fr/Agnews/interest_rate_f.asp. Les producteurs désireux de réévaluer ou d’établir leur stratégie financière peuvent communiquer avec le bureau de FAC le plus près de chez eux, en composant le 1-888-387-3232.
En tant que principal prêteur agricole au Canada, FAC oeuvre pour l’avenir de l’agroindustrie. Elle a un portefeuille de première qualité de plus de 20 milliards de dollars et vient de connaître une 17e année consécutive de croissance de son portefeuille. Solide et stable, FAC s’est engagée à servir l’industrie, peu importe le cycle économique. FAC offre du financement, des produits d’assurance, des logiciels, des programmes d’apprentissage ainsi que d’autres services commerciaux aux producteurs, aux agroentreprises et aux entreprises agroalimentaires. Passionnés d’agriculture, ses employés ont à coeur la réussite de leurs clients et de l’industrie. Pour obtenir plus d’information, consultez le site Web de la société à www.fac.ca.
*Un point de base correspond à 1/100 de un pour cent. Ainsi, 50 points de base équivalent à 0,5 p. 100. Le point de base est généralement employé pour calculer le rendement des obligations ainsi que les variations des taux d'intérêt applicables aux prêts hypothécaires.
Source: Éva Larouche