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L'UPA accueille positivement le dépôt du livre vert sur la politique bioalimentaire



LONGUEUIL, QC, le 7 juin 2011 /CNW Telbec/ - l'Union des producteurs agricoles (UPA) accueille positivement le dépôt du Livre vert pour une politique bioalimentaire québécoise, car il permet enfin d'entamer les consultations sur la future politique que l'UPA souhaite axée sur l'existence, partout sur le territoire, d'une multitude de fermes familiales, dynamiques, diversifiées, rentables et contribuant pleinement au développement de leur région.
Sur le contenu spécifique du Livre vert, l'UPA prend acte des pistes annoncées par le gouvernement et entend les analyser en profondeur, en marge de sa participation aux consultations à venir. Au premier regard, certains aspects de la vision « Le Pouvoir de se nourrir », développée par l'UPA, trouvent écho dans le Livre vert déposé aujourd'hui. Toutefois, pour le président général de l'UPA, M. Christian Lacasse, « Placer le produit au cœur de la politique va de soi, mais qu'en est-il des producteurs eux-mêmes? De ceux qui, du matin jusqu'au soir, travaillent à nourrir leurs concitoyens? Tout comme nous, les Québécois ne veulent pas d'un modèle agricole industriel à l'américaine. Ils tiennent plutôt au modèle que nous avons développé chez nous, un modèle plus diversifié, plus dynamique et plus jeune, qui réussit mieux à traverser les crises ».
Pour l'UPA, il importe que les décisions gouvernementales à venir nous rapprochent du modèle d'agriculture qui fait consensus au Québec. D'autant plus que ces récentes décisions semblent nous faire glisser vers un modèle agricole à deux vitesses. D'un côté, l'agro-industrie, la productivité à tout prix, la concentration et la diminution du nombre de fermes et, de l'autre, une agriculture de loisir incapable de survivre si l'on ne maintient pas une masse critique d'entreprises agricoles partout en région. Ces questions sont importantes, car elles dicteront l'avenir des 42 000 agriculteurs de chez nous.
De son côté, l'UPA continuera à défendre tous les producteurs agricoles du Québec et à soutenir le développement d'un modèle agricole qui a fait ses preuves. C'est sur cette base qu'elle travaillera avec ses partenaires, le gouvernement et tous les intervenants qui le souhaiteront à promouvoir et assurer la mise en œuvre d'une vision d'avenir constructive de l'agriculture et de l'agroalimentaire au Québec.
À propos du régime syndical agricole
Comme il fallait s'y attendre, le gouvernement pose, pour la suite des consultations, la question du régime syndical en agriculture. À cet égard, il est heureux que Québec reconnaisse que la question de l'accréditation syndicale appartient aux agriculteurs. Nous savons en effet déjà que les agriculteurs et les agricultrices du Québec veulent conserver une seule organisation pour les représenter et négocier en leur nom.
« Dans un environnement mondialisé, avec des joueurs de plus en plus concentrés, les producteurs connaissent l'importance de rester unis et de maintenir leur rapport de force », a ajouté M. Lacasse, tout en précisant que l'UPA est POUR le pluralisme syndical. Il existe en effet plusieurs syndicats agricoles au Québec, mais un seul, celui qui a la majorité des appuis, a le mandat de représenter tous les agriculteurs et de négocier en leur nom (accréditation unique).
« L'accréditation unique, au même titre que la mise en marché collective, est une des plus grandes forces de l'agriculture québécoise. L'UPA entend le démontrer clairement lors des consultations qui se préparent », affirme le président général de l'UPA, qui rappelle que c'est grâce à ces deux outils que le Québec est plus en avance qu'ailleurs sur le plan de la protection de l'environnement, de la traçabilité et de l'innocuité des aliments, et que les producteurs d'ici vivent davantage de leur profession que leurs collègues d'ailleurs au pays. Enfin, c'est à ces outils que l'on doit la grande diversité de produits d'ici offerts aux Québécois.
Source: Éliane Hamel