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(La Pocatière, le 20 avril 2011) Tout le monde le sait, pratiquer l’agriculture est un métier exigeant qui dépend largement de dame Nature! Les producteurs essaient de planifier leurs tâches, leurs productions, leurs revenus en plus de répondre aux diverses exigences et normes du ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), du marché… Rien ne va plus quand l’incohérence gouvernementale se met de la partie! En effet, en raison des nouvelles normes du REA, les producteurs doivent transmettre au MDDEP avant le 15 mai, leur bilan phosphore rédigé par un agronome-conseil. Ils doivent convenir au cours de l’automne et de l’hiver de leur plan de culture et de fertilisation ainsi que procéder à leurs achats d’intrants (semences, engrais minéraux, chaux).
Sans tenir compte de cette réalité, La Financière agricole du Québec (FADQ) a adopté le 31 mars dernier, une modification du minimum des unités assurables pour l’assurance-stabilisation dans les productions végétales. Les producteurs en ont été avisés seulement au début de cette semaine et les renouvellements des assurances doivent s’effectuer d’ici le 30 avril. Cela s’ajoute à toutes les mesures de resserrement imposées, qui se sont succédé à un rythme fou depuis plus d’un an! Est-ce que l’on se parle entre les différents paliers de la FADQ, MAPAQ, MDDEP ? Est-ce que l’on peut permettre aux producteurs agricoles d’avoir au moins une période de transition ?
Pourtant, certains producteurs sont toujours en attente d’une réponse. En effet, la Fédération des producteurs de porcs du Québec réclame une diminution du montant des cotisations afin de laisser un répit à ses producteurs qui doivent faire face à une augmentation des coûts de l’énergie, des céréales…
Pour M. Charles Proulx, président de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud, l’exaspération des producteurs agricoles est à son plus haut niveau : « Il faut une intervention urgente du ministre Pierre Corbeil, afin de démontrer que le gouvernement actuel veut soutenir les entreprises familiales. En Côte-du-Sud, les producteurs de porcs, entre autres, sont tous en train de disparaître. Nos entreprises familiales diversifiées sont encouragées à s’intégrer ou à fermer. Les programmes annoncés arrivent trop tard et souvent non adaptés, particulièrement pour la production porcine. Nous réclamons rapidement un signal clair du ministre en reportant l’application des modifications du minimum assurable en 2012 ».
Une lettre a donc été adressée dans ce sens au ministre. Ce sujet sera à l’ordre du jour du Conseil d’administration de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud, le 29 avril 2011 pour convenir d’autres actions. C’est environ 20 % des producteurs assurés de notre région qui ne pourront rencontrer cette nouvelle exigence, adoptée sans avoir analysé les impacts sur les fermes familiales diversifiées.
Source: Johanne Plante