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Journée internationale des luttes paysannes



À l’occasion de la Journée internationale des luttes paysannes, l’Union paysanne se joint aux organismes membres de la coalition internationale La Via Campesina dans leurs luttes pour soutenir l’agriculture paysanne et les fermes familiales ainsi que pour défendre tous ceux et celles qui travaillent en milieu agricole.
L’Union paysanne se solidarise avec les paysans européens qui se sont rassemblés à Bruxelles pour réclamer le droit de produire leurs propres semences, de les multiplier et de les échanger tout en s’opposant aux brevets sur les plantes et aux OGM en agriculture.
Elle salue le courage des paysans de l’État du Kerala en Inde se mobilisant pour exiger l’interdiction définitive du pesticide endosulfan, qui aurait provoqué la mort de centaines, voire de milliers, de personnes vivant en milieu rural.
En ce 17 avril 2011, l’Union paysanne tient à signaler deux autres luttes très différentes correspondant à deux situations tragiques d’une grande actualité :
Au Japon, l’organisme paysan Nouminren, membre de la Via Campesina, milite pour la mise en place de politiques gouvernementales répondant aux besoins spécifiques des agriculteurs victimes du tsunami et de l’accident nucléaire. En même temps, tout en aidant ses adhérents à déterminer le niveau de contamination de leurs produits agricoles, Nouminren s’efforce de trouver de nouvelles fermes dans d’autres régions pour ceux dont les terres sont tellement contaminées qu’elles ne pourront plus être cultivées. Ce qui plus est, des bénévoles de Nouminren venant d’autres régions du pays se sont rendus dans les zones sinistrées afin de soulager leurs confrères et d’apporter des produits alimentaires frais et de préparer d’énormes quantités de mets chauds.
Au Honduras, les mouvements paysans et sociaux essaient de faire face au régime répressif élu dans des circonstances très douteuses suivant le coup d’état de juin 2009. A la campagne, dans une situation d’extrême pauvreté, exacerbée par la croissance de l’agro-exportation, la concentration de la propriété et la diminution conséquente des cultures vivrières, les conflits pour la terre se multiplient. Depuis janvier 2010, 23 paysans ont été assassinés en Bajo Aguán. Dans cette région, des familles paysannes tentent de récupérer des terres ayant été accordées d’une manière très discutable à un grand producteur d’huile de palme destinée surtout à la production du biodiesel. (1)
Le mouvement paysan demande au gouvernement de respecter les droits des paysans et de faire cesser les attaques de la part des forces de l’ordre et des agents de sécurité privés (à la solde des grands propriétaires) dont les paysans sont les victimes. Actuellement, des militants paysans, incluant Rafael Alegría, l’ancien coordinateur international de la Via Campesina, se rassemblent dans un Forum national afin discuter et proposer au gouvernement une nouvelle loi sur la réforme agraire et la souveraineté alimentaire. Cette loi viserait la distribution de terres aux paysans ainsi que la provision de crédits et d’aides techniques; elle interdirait la vente des terres aux sociétés transnationales.
Source: Union paysanne