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Pauline Marois et André Simard appuient les producteurs agricoles




La Pocatière, 4 novembre 2010 - Le 3 novembre 2010, à La Pocatière, des représentants de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud et des syndicats affiliés ont rencontré la Chef de l’Opposition officielle Mme Pauline Marois et le candidat du Parti québécois à l’élection partielle de Kamouraska-Témiscouata, M. André Simard.
Ils ont échangé sur la mesure supplémentaire de resserrement à l’ASRA (assurance stabilisation des revenus agricoles) portant sur l’augmentation de l’efficacité des modèles. Rappelons que cette mesure consiste à retirer 25 % des fermes dans le calcul des coûts de production, soit celles qui présentent les moins bons résultats de l’année de l’enquête.
M. Charles Proulx, président de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud a souligné que « l’application intégrale de toutes les mesures de resserrement proposées ferait basculer dans le rouge la majorité des entreprises agricoles visées, y compris les plus efficaces, compromettant ainsi leur viabilité. ».
Les représentants des producteurs agricoles de la Côte-du-Sud ont rappelé que la mesure supplémentaire de resserrement, « le 25 % », aura des impacts de l’ordre de 85 M$, additionnels aux compressions annuelles de plus 80 M$ déjà consentis. Pour la Côte-du-Sud, la mesure du 25 % signifie des pertes économiques de plus de 3 M$ annuellement. Bien que La Financière agricole prétend que les impacts ne représentent qu’entre 2 et 7 % du revenu stabilisé des entreprises agricoles, l’application à des cas concrets, démontre une situation beaucoup plus alarmante et dramatique. L’ensemble des mesures équivaut dans certains cas à plus de 100 000 $; ce qui dans bien des cas, est beaucoup plus que le revenu net dégagé par ces fermes.
M. Hervé Dancause, 1er vice-président de la Fédération régionale a insisté sur le fait que « les agriculteurs ne demandent pas un sou de plus au gouvernement. Ils souhaitent simplement que les sommes qui ont été allouées au secteur agricole dans le dernier budget soient utilisées aux fins auxquelles elles étaient destinées, soit le soutien aux agriculteurs. ».
Mme Pauline Marois et M. André Simard se sont dits très sensibles à la situation des producteurs agricoles. Mme Marois a promis de continuer à travailler pour appuyer nos revendications et à réclamer que la mesure du 25 % ne s’applique pas.
Les représentants des syndicats des producteurs de bovins, de cultures commerciales et de porcs ont quant à eux, exprimé leurs préoccupations pour l’avenir de leurs entreprises familiales.
Source : Johanne Laplante