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«Le poing levé de Pierre-Karl c'était vrai!» - Bernard Landry

Simon BEGIN & Yannick PATELLI ,

C’est sans réserve que Bernard Landry donne son appui à une éventuelle candidature de Pierre-Karl Péladeau à la chefferie du Parti Québécois, candidature qu’il voit venir depuis longtemps, étant un ami de longue date de M. Péladeau et avant lui, de son père Pierre. Il ne fait pas de doute selon lui que l’engagement en politique de Pierre-Karl Péladeau est sincère, mûri et désintéressé. Il découle avant tout de ses convictions souverainistes. «Le poing levé de Pierre-Karl, c’était vrai et j’aime mieux quelqu’un qui lève le poing que quelqu’un qui baisse les bras» nous a déclaré M. Landry. Quant à l’incompatibilité qu’il y aurait entre l’engagement en politique de M. Péladeau et son contrôle de médias, M. Landry affirme avoir plus de confiance dans l’indépendance des journalistes que plusieurs d’entre eux semblent en avoir. Oui, un patron de presse peut influencer l’orientation éditoriale de ses journaux mais, non, les journalistes assis devant leur écran ne passent pas leur temps à se demander ce que leur patron penserait sur ce qu’ils sont en train d’écrire, estime M. Landry. Au contraire, comme l’a déjà écrit Jean Garon, M. Landry n’est pas loin de penser que la démocratie et la transparence auraient été mieux servies si un homme comme Paul Desmarais avaient été élu à l’Assemblée nationale tant qu’à exercer une influence occulte sur le pouvoir. Sa démission Jean Garon a également écrit qu’il y a trois chefs qui n’auraient jamais dû démissionner au Parti Québécois : René Lévesque, Jacques Parizeau et Bernard Landry. Ce dernier donne aujourd’hui raison à son ancien collègue et, avec le recul du temps, sachant ce qu’il sait aujourd’hui, il reconnaît que sa décision de juin 2005, fut une erreur. «Tous mes amis proches me disaient qu’il fallait que je parte…. Ma consolation est de pouvoir dire que je ne l’ai pas fait en pensant à mes intérêts personnels mais à l’intérêt de la patrie… malheureusement, ce ne fut pas bénéfique pour la patrie. Je le reconnais aujourd’hui et je l’assume.»