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« Les quotas ne bougeront pas avant sept ans », Maxime Bernier.

LVA ,

Questionné le 4 novembre dernier en point de presse au sujet des nouveaux accords de libre-échange récemment signés avec l’Europe, Maxime Bernier, ministre d’État aux Petites entreprises et tourisme ainsi qu’à l’Agriculture, a répondu avec prudence aux questions des journalistes agricoles présents.

À propos des changements anticipés par les producteurs concernant ce nouvel accord de libre-échange Canada-Europe, Monsieur Bernier conviait les producteurs laitiers et fromagers le 12 novembre à Québec pour une grande consultation. Puisqu’aucun scénario n’est encore arrêté, il y sera pour écouter les intervenants et développer par la suite un consensus, qui sera proposé à Ottawa ainsi qu’aux intervenants de l’industrie pour déterminer qu’elles seront les compensations et l’octroi des quotas d’importation de fromages. Déjà des pistes de solutions sont avancées mais, « On est ouvert à toutes suggestions». Ce sont de vraies suggestions que Maxime Bernier s’attend à recevoir lors de ce rendez-vous, dit-il. Avec cet accord de libre-échange qui touche tous les quotas confondus, les producteurs admissibles aux conditions des marchés européens pourront exporter une certaine quantité de porc et de bœuf qui pourra être vendue dans le marché Européen, a-t-il précisé.

Qui aura les quotas d’importation ?

Quant à l’importation des produits fromagers, aucun changement n’est à prévoir dans un court horizon. Ce sont 17 000 tonnes de fromages européens qui pourront être importées, sans quotas, sans droits de douanes lorsque l ‘entente sera ratifiée et en vigueur, d’ici deux ans. Il faudra ensuite compter de 0 à 5 années supplémentaires avant que ces 17 000 tonnes de fromage européen puissent être vendues au Canada. « Quant à la question de qui pourra importer, tout est sur la table des discussions pour l’instant », de dire le ministre Bernier.

Souverains dans nos décisions !

Autres sujets épineux toujours en discussion : les compensations pour les pertes anticipées par les producteurs touchés et les quotas, seront-ils octroyés ou vendus aux producteurs ? Aucune décision n’a été prise. Monsieur Bernier se fait ainsi l’intermédiaire entre le Conseil des ministres et l’industrie, de qui il attend des solutions à ce nouvel accord de libre-échange.

Toujours selon Monsieur Bernier : « Préserver et promouvoir la gestion de l’offre est une conviction pour les conservateurs dans les ententes internationales. » Questionné à savoir si l’Organisation mondiale du commerce (OMC) met de la pression sur le Canada, le Ministre a répondu : « Non, nous sommes souverains dans nos décisions ».

Le ministre impressionné par le premier Suprême laitier

Rencontré lors du lancement des activités du tout premier Suprême laitier, qui avait lieu à Saint-Hyacinthe du 5 au 8 novembre dernier, Monsieur Bernier était visiblement impressionné par sa visite des installations de l’événement maskoutain. Sur place, plus de 700 vaches en exposition, des kiosques d’exposants pour les producteurs et bien évidemment, un lot de transactions et d’échanges.

Entouré du Ministre Bernier, Normand Fontaine, président de la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe a souligné la portée internationale de cet événement qui en était à sa première édition. « Les producteurs d’ici sont des passionnés qui exportent des races via les embryons en demande dans plusieurs pays. Ce qui diversifie les revenus des producteurs. Nous signons donc des ententes de libre-échange pour leur permettre de pouvoir exporter sans tarif et sans quotas », de conclure Maxime Bernier.