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La coopération a besoin du secteur privé

Yannick PATELLI ,

​Au salon Cartier, de l’hôtel Marriott Champlain à Montréal, le 16 mai dernier dans le cadre d’une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal, Christian Paradis, ministre des affaires étrangères, de la coopération internationale et du commerce international du Canada a souligné le leadership canadien dans le développement international en collaboration avec les organisations de coopération. Il a aussi mis de l’avant la participation primordiale de compagnies privées à ce développement international (voir autre texte sur le projet Oxfam-Bélisle)

Christian Paradis a déclaré: ``Le canada fait des efforts pour développer une stratégie économique pour la francophonie. L’Afrique est importante. Et j’ai constaté à quel point le Canada est respecté dans le monde pour son passé non colonialiste. Depuis que nous formons le gouvernement nous prenons les décisions pour promouvoir la coopération. La fusion du ministère des affaires étrangères, de l’AGDI et du commerce international est fructueuse. ``.

Pour le ministre Paradis, le Canada est leader dans cette nouvelle façon de faire, en maximisant la collaboration du public et du privé.Christian Paradis a confié au cours de sa conférence : `` La fusion, la refonte, est une crainte légitime mais l’engagement pour le développement international est maintenant de premier plan au même niveau que le commerce et la diplomatie. Il faut créer des synergies aussi avec le privé et en tirer le maximum.``

L’expertise canadienne est un atout pour plusieurs pays en développement a dit Paradis. ``N’oublions pas que si l’aide publique est de 4 à 5 milliards, les diasporas donnent 24 milliards par an.``

Christian Paradis a conclu en disant : ``Je crois aux forces de coopération du Québec. La perception des manchettes dans les medias disent que le Québec est laissé pour compte. Pourtant 143 millions de dollars d’aide à environ 40 organisations québécoises, ce n’est pas rien. ``

Raymond chrétien qui fut ambassadeur en France et en Afrique pour le Canada, a conclu la rencontre en rappelant l’importance pour l’État de maintenir des fonds dans les ONG québécoises en citant quelques exemples vécus : ``Quand j’étais ambassadeur au Zaïre, le président reconnaissait la valeur des experts québécois qui ont balisé les forêts du Zaïre. Au Rwanda, l’Université national du Rwanda a été créée par le Québec sous l’égide de l’AGDI. Et j’ai vu de mes propres yeux au Congo, une opération au cerveau faite avec un rasoir. Quelques semaines après une organisation de Montréal fournissait des bistouris.``