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L’ancien directeur de l’association des CLD du Québec à découvert !

Yannick PATELLI ,

​Pierre Drapeau

​Pierre Drapeau maintenant éditeur du journal Chef d’Entreprise, seul mensuel économique de la Capitale Nationale a été dans le passé le directeur général de l’association des CLD du Québec. Il estime que l’action du gouvernement Couillard va demander une réorganisation rapide des régions.

Pierre Drapeau nous confie : ``Chaque CLD s’est vu confié depuis une quinzaine d’année toutes sortes de mandats (par l’État, le milieu ou le monde municipal). L’investissement monétaire dans les entreprises a toujours été prévu comme la plus faible partie de leur mandat, l’accompagnement en services conseils devait être priorisé. Les élus à l’époque se plaignaient que les citoyens de leur milieu n’avait pas d’endroit ou référer leurs citoyens pour les aider à développer leur projet d’entreprises. Les CLD ont été lancés en accord avec le monde municipal qui est partie prenante du financement et des décisions de ces organisations depuis le début. Mais il est vrai qu’il soit possible que certains CLD aient des compétences parfois insuffisantes pour remplir certains mandats.``

Les élus face à des choix déchirants

M. Drapeau ajoute : `` Ce qui est certain, c’est qu’en coupant de telle sorte l’enveloppe budgétaire, chaque milieu va devoir se réorganiser, et vite. Et les élus eux-mêmes auront des choix déchirant à faire, dont celui d’abandonner la réalisation de certains mandats autrefois jugés importants avec l’impact que ça pourra avoir sur le tissu économique local.``Pierre Drapeau rappelle qu’une coupure de service en région a des conséquences beaucoup plus lourdes qu’en milieu urbain.

Quand les maires des régions  mettent la corde au cou !

Dans sa dernière publication, Chefs d’entreprises, le journal économique de la Capitale nationale publie une lettre de l’ ex-président du CLD de la Côte-de-Beaupré et président de l’Association des CLD du Québec de 1998 à 2003, M.Yvon Leclerc. On y lit : `` L’abolition des CLD et des CRE constitue une aberration économique et sociale. (…) Déjà en 2003, le gouvernement du Parti Libéral accordait aux élus municipaux la responsabilité du développement économique local. (…) Résultat extrême, un CLD que je ne nommerai pas composait son conseil d’administration des sept maires de la MRC…et d’un représentant de la société civile. Du coup, le conseil d’administration passait du statut de regroupement des représentants des forces du milieu à une réplique de la composition du conseil des maires de la MRC. Visa le noir, tua le blanc…``