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Ma liberté de presse

Pierre NADEAU ,

 A chaque année on célèbre votre anniversaire. On fête non seulement votre existence mais surtout qui vous êtes. Toutefois, on ne célèbre jamais nos institutions. Il faudrait y penser. A voir La Vie Agricole clamer qu’elle est Charlie en référence à un hebdo marginal auquel l’avenir nous dira si on a réussi à lui soutirer sa liberté de presse, si le journal ferme ses portes, elle m’a fait réfléchir au fait qu’on apprécie notre liberté de presse seulement lorsqu’elle est menacée. Autrement, on la prend pour acquise. Rien à voir avec le contenu de Charlie. Peu apprécient qu’on manque de respect envers les autres. Tout sur la liberté de presse. 

La chance d’avoir deux journaux francophones agricoles

Cette référence à Charlie, à la une de la Vie Agricole, m’a fait réfléchir à la chance que nous avons en agroalimentaire d’avoir au moins deux journaux francophones qui exercent cette liberté et nous servent très bien.  Il serait donc peut-être approprié par les temps qui courent, de célébrer nos institutions de temps en temps et cette liberté de presse qui nous est si chère. En particulier, célébrons des institutions qui exercent une forme bien positive de cette liberté.  J’ai vu évoluer la Vie Agricole au fil des ans et j’apprécie ce qu’elle est devenue, un journal sérieux qui couvre l’agriculture, l’agroalimentaire et tout ce qui s’y rattache de proche ou de loin. Son extension dépasse largement  le cadre traditionnel, ce qui reflète bien notre quotidien. J’aime particulièrement son acharnement à nous faire voir toutes les opinions qui composent notre réalité. Si une opinion existe en agroalimentaire elle sera inévitablement exprimée dans La Vie agricole. Ainsi, on peut dire que nul ne peut connaître La Vie sans avoir été porté vers la réflexion et sur l’ouverture aux autres.

J’apprécie également la Terre de chez nous (TCN) qui a développé une culture de la précision et du détail pertinent auprès de ses journalistes. Bien des quotidiens risquent d’avoir une histoire incomplète voire incomprise en agroalimentaire mais ce ne sera jamais le cas pour cet hebdo. Ainsi, pour savoir ce qui se passe vraiment, on doit lire la TCN. Avec notre accent d’ici, on pourra dire : «elle l’a toujours juste l’affaire ».

Ces deux institutions qui se complètent bien partagent des grandes qualités et le respect de notre industrie et des autres n’en sont pas les moindres. Les deux exercent cette liberté de presse avec compétence et professionnalisme à tel point qu’on semble s’y reconnaître en elles  et beaucoup moins en Charlie.