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Groleau affirme n'avoir subi aucune pression de TransCanada

Jean-Pierre LEMIEUX ,

Le président de l'UPA, M. Marcel Groleau, n'a jamais eu de contacts avec TransCanada et n'a jamais subi de pression pour prendre position. C'est le conseiller aux affaires publiques, M. Patrice Juneau, qui a fourni cette réponse à La vie agricole lorsque les médias généralistes ont fait savoir fin 2014 que plusieurs personnalités du Québec seraient influencées pour augmenter le degré d’acceptabilité du projet de pipeline.

Par courriel M. Juneau avait précisé la position de l'Union des producteurs agricoles : « L’UPA ne se prononce jamais sur le bien-fondé des projets énergétiques. Ce n’est pas son rôle. L’UPA privilégie toutefois la négociation d’ententes-cadres visant à protéger les droits et les intérêts des producteurs concernés (ex: Ultramar, Hydro-Québec, etc.). Il appartient ensuite à chaque producteur d’accepter ou non cette entente, selon sa situation. »

La vie agricole posait la question à L’UPA parce que les médias généralistes ont fait état fin 2014 d'une campagne de lobbying orchestrée par TransCanada pour faire accepter son projet d'Oléoduc Energie-Est. Plusieurs personnalités dont M. Groleau étaient identifiées comme voie de transmission pour parler positivement du projet. 

M. Juneau a aussi précisé: « TransCanada et UPA ont des échanges dans le cadre des projets qui peuvent avoir des impacts sur les terres agricoles et les producteurs agricoles afin de veiller à ce que les intérêts des producteurs soient protégés si le projet allait de l'avant ».

À la question, comment le président de l'UPA justifie sa position, le porte-parole rappelait : « Nous demandons que le projet fasse l'objet des études d'impact prévus par les lois. Le projet de TransCanada est énorme et nous en sommes très conscients.  C'est pourquoi nous avons demandé, avec plusieurs autres groupes, que le BAPE se prononce et  tienne des audiences publiques sur les effets de ce projet au Québec »

L'UPA était effectivement l'un des signataires d''un communiqué publié le 11 novembre dernier qui réclamait un BAPE sur le projet.