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Le sirop d’érable, en expansion chez nos voisins !

LVA ,

L’industrie du sirop d’érable est en santé au Nouveau-Brunswick. La demande mondiale est en explosion et les producteurs acéricoles voisins du Québec pourront augmenter leur production et exploiter de nouvelles terres. 

Yvon Poitras de l’association acéricole du Nouveau-Brunswick confirmait la semaine passée à TVA que la demande mondiale a encore augmentée de 5 % cette année. Toute l’industrie acéricole ontarienne est positive face cette situation et à l’octroi par son gouvernement provincial de 4000 hectares de terres à exploiter. La production acéricole en Ontario se concentre, à ce jour, sur 9000 hectares. Autant dire qu’avec l’ajout de presque la moitié de la superficie exploitée actuellement en plus, il s’agit d’un geste clair pour accentuer la production et répondre au besoin mondial. Les producteurs ontariens pensent qu’il y a un potentiel à presque doubler le chiffre d’affaires qui tourne actuellement autour de 20 M $ par an.

Le Québec, grand leader !

Toutefois la grande majorité du sirop d’érable vendu dans le monde reste produit au Québec. 71 % de la production mondiale est faite au Québec selon la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Et le Québec produit près de 90 % de la production nationale alors que l’Ontario et le Nouveau-Brunswick n’y participent qu’à hauteur 4 à 5 % chacun. Au cours des dix dernières années, le Québec est resté champion de l’exportation de sirop d’érable atteignant 95 % dirigés vers les États-Unis pour deux tiers des exportations et une cinquantaine d’autres pays dont l’Allemagne et le Japon

Attention aux États-Unis !

Le MAPAQ a publié en 2012 un portrait de l’évolution de l’industrie acéricole du Québec entre 2006 et 2010, en comparaison aux cinq années précédentes.  Il en ressort l'image d'un marché en bonne santé, mais qui doit surveiller les ambitions des voisins du sud. Le Québec pourrait doubler voire tripler son nombre d’entailles selon ce rapport pour atteindre plus de 100 millions mais les américains pourraient développer leur industrie jusqu’à deux milliards d’entailles.