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La sortie de Pons fait réagir !

Yannick PATELLI ,

Etienne Roy, propriétaire des Équipements Laitiers Bilodeau a réagi à l’article sur notre site web dans lequel le directeur général de l’exposition provinciale de Montmagny, Christian Pons, s’inquiète des coûts assumés par la Société d’Agriculture du Comté de Montmagny  (SACM) depuis qu’elle a obtenu la classification provinciale en 2013 lors d’un achat de matériel à la compagnie Équipements Laitiers Bilodeau.

Pour Étienne Roy, les chiffres avancés, le 3 mars dernier au Coin du monde à Montmagny,par Christian Pons (et vérifiés par La Vie agricole, qui a obtenu des documents et des informations liées aux transactions qui ont eu lieu les 23 avril 2103 entre Expo-Cité et la société de M.Roy et le 15 mai 2013 entre la société de M.Roy et la SACM) ne sont pas totalement exacts.

Etienne Roy tient à nous préciser que les coûts qu’il a assumé en achetant le matériel des jugements d’animaux qui se tenaient à Québec sont plus exactement de 204 750 $ avant taxe plutôt que 195 00 $ puisqu’en plus du montant que nous annoncions (confirmé par le centre des services partagés du Québec), il a dû assumer un frais d’administration de 9000 dollars. Le montant chargé à la SACM est bien, comme annoncé dans La Vie agricole, de 421 958, 25 $ mais contient les taxes. Si l’on veut donc comparer exactement les deux montants hors taxes, de préciser M.Roy, il faut donc comparer  un achat de 204 750 $ et une vente de 367 000 $. La différence est donc légèrement en dessous du 200 000 $ tel qu’annoncée par Christian Pons dans son entrevue à La Vie agricole. De plus, de l’avis de M.Roy, le matériel acheté par la SACM vaudrait deux fois le prix qu’il leur a vendu, si elle avait dû s’équiper en neuf.

L’ex-président d’Expo-Montmagny et l’ex directrice générale devront aussi parler!

M.Roy justifie la marge entre les deux transactions d’un montant de 162 250 $ par la grande quantité de matériel acheté qui aurait nécessité une dizaine de camions et des voitures escortes en convoi pour ramener le tout à Montmagny et ensuite l’entreposer. Le temps humain selon les dires de M.Roy a aussi été très important sur les coûts de l’opération. Etienne Roy nous a dit être soucieux que les propos tenus à La Vie agricole par M.Pons n’entachent pas la réputation de son entreprise qui a de nombreux clients lecteurs de notre publication. Il souhaite ardemment que La Vie agricole rencontre dans les prochaines semaines les autres intervenants autour de ces transactions qui géraient la Société d’Agriculture du Comté de Montmagny en 2013: M. Simon Boulet, l’ex-président et l’ancienne directrice générale, Mme Isabelle Desrosiers. Ce que notre équipe fera assurément dans les prochaines semaines en vue de la publication d’avril. `` Vous pourriez constater alors que les propos de ces personnes peuvent diverger d’avec ceux tenus par Christian Pons``, nous a-t-il dit.

Pourquoi la SACM n’a-t-elle pas fait d’appel d’offre ?

Au-delà de l’aspect de la revente de matériel par une compagnie à un organisme à but non lucratif, une question se pose :  Comment expliquer que ce soit une compagnie qui achète le dit matériel au lieu de la société d’agriculture le 23 avril 2013 alors que Montmagny a annoncé dès le 15 mars qu’elle  devient le lieu géographique de la première exposition agricole provinciale en dehors de Québec ?, M. Roy nous a répondu :  `` Oui, Montmagny avait annoncé son statut provincial mais rien n’était prêt et moi j’ai décidé d’acheter en me disant si jamais ça finit que c’est repris par Ste-Hyacinthe ou une autre ville, je pourrai toujours leur revendre.``  Vu sous cet angle, M.Roy présente les faits comme une opportunité d’affaires qu’il aurait eu bien tort de ne pas saisir. Deux questions fondamentales restent sans réponses  : Pourquoi Montmagny a-t-elle annoncé l’exposition provinciale le 15 mars si elle doutait de pouvoir réaliser un tel évènement ?  Le conseil d’administration de la SACM est-il allé en appel d’offre pour cet achat de près de 400 000 $ et si non, pourquoi a-t-il préféré une entente de gré à gré ?

La Vie agricole prendra donc les contacts nécessaires avec les différents intervenants de l’époque pour trouver réponses à ces questions.