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Pons répond à Pons

LVA ,

NDRL : Nous publions intégralement une réaction de Christian Pons, directeur général de l’Expo provinciale suite à l’entrevue qu’il a souhaité nous donner le 3 mars dernier et publiée le 12 mars dernier sur notre site. Nous devons préciser que seul Christian Pons est venu à nous pour s’exprimer. Il voulait nous rencontrer au SIMAQ déjà, puis en février. C’est finalement le 3 mars que nous nous sommes rendus à Montmagny au Coin du monde pour entendre ses doléances sur le monde agricole. Nous ne lui avons jamais déclaré avoir des entrées particulières au cabinet du ministre Paradis même s’ il est vrai, comme plusieurs lecteurs ont pu le constater, que le ministre Paradis semble plus ouvert à notre publication que tout autre ministre de l’agriculture auparavant. Est-ce juste pour cela que M.Pons nous a choisis ? Lui seul le sait !  Et si le ministre Paradis a tout simplement compris le sens de la liberté d’expression souhaitée  par La Vie agricole, si rare dans les médias agricoles, comme nous l’a confié lui-même M.Pons, au point de s’exprimer, lui aussi, chez nous, je m’en félicite. M.Pons dit ne pas avoir subi de pressions ces derniers temps. Étrange de la part d’un homme qui disait en subir lorsqu’il  rencontrait notre éditeur au restaurant Chez Octave avec Jean Garon en 2013. Nous pouvons comprendre la situation délicate dans laquelle le directeur général de l’expo provinciale s’est mis mais nous tenons à rappeler à nos lecteurs que tout le contenu du dossier publié est vrai et documenté. Seuls les points confiés par M.Pons à notre éditeur sur les relations avec son ex-président M.Boulet et les soupçons qu’il entretenait envers celui-ci ont été délibérément non publiés par La Vie agricole puisque non vérifiés.  (Crédit Photo: Le Placoteux)

Objet : Mise au clair sur la rencontre du 3 mars 2015 avec La Vie agricole            

Chère et cher acteur du milieu agricole,

Même si les différents articles parus dans le mensuel La Vie agricole ne m’incriminent pas, je pense que je dois éclaircir certains propos tenus, dont la tournure ne reflète pas exactement l’ensemble de ce qui s’est dit. Ma demande auprès de ce média a été faite dans un but bien précis, soit  de me permettre d’obtenir une entrevue avec le ministre de l’Agriculture pour lui parler des différents problèmes que rencontrent les expositions agricoles, avant que le nouveau programme de subvention ne sorte. Pourquoi ce média-là ? Simplement par ce que monsieur Patelli m’a dit avoir ses entrées auprès du cabinet du ministre. Malheureusement, l’essentiel s’est noyé dans un style d’écriture que je désapprouve. J’en veux pour preuve, les titres choisis !! ‘stopper le bordel agricole’ ‘Expo provinciale à Montmgny : Fiasco annoncé ?’ Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de question à se poser pour l’avenir, car le fond, même interprété, nous donne un portrait alarmant pour les années à venir. Les questions des subventions accordées aux différentes associations, les ententes de partenariats et la gestion des sociétés d’agricultures doivent être étudiées afin de faire en sorte que toutes les associations soient en mesure de s’appuyer les unes aux autres pour permettre d’être encore plus forte pour l’avenir!! Sachant que j’avais annoncé mon départ de la société après l’exposition de 2015, pour raison de rapprochement familiale, il me tient à coeur d’apporter mon expérience comme modeste contribution à l’exposition pour les prochaines années.

Ce dossier devraient finir sur le bureau de l’UPAC ! Je ne sais pas ou ce dossier doit finir, mais en ce qui me concerne, ce dossier aurait dû être chapeauter par les services concernés, suite à l’annonce de l’arrêt de la finale provinciale par Québec entre eux et la nouvelle société. De cela j’en suis sur, car un suivi des sommes injectées aurait été fait.

Concernant les associations de races, l’entraide avec les expositions agricoles, leurs exposants, le sujet vient d’un exemple concret ! Lors d’une rencontre avec un responsable d’association, dont je ne donnerai pas le nom, j’ai voulu savoir comment celle-ci utilisait les sommes versées, et ce afin de mieux comprendre leurs besoins lors des expositions. Mais après avoir entendu ses explications, j’ai constaté qu’une grande majorité ne servait pas à la promotion de la race directement. J’ai posé la question en ce sens au responsable en lui disant ‘qu’ou donc, faites-vous des partys ou quoi ?’, à cela il m’a répondu que non, car l’ensemble des dépenses était contrôlé, mais qu’il n’y avait pas d’argent à mettre aux différentes expos !

Voilà, ce sont des exemples qui ont fait la une du mensuel de La Vie agricole ! et cette mise au clair n’a rien a voir avec la pression, Monsieur Patelli, comme tu me l’as texté ! Je ne suis pas là pour servir de porte-voix à qui que ce soit !Je ne confonds pas exclusivité et bâillon, même si le résultat est la gestion de l’information. Je suis en désaccord sur le style de l’article, voilà tout ! quelque soit la tournure que prendra ce dossier au niveau médiatique, je ne suis pas homme à fuir mes responsabilités, et si pour des raisons de stabilité ma place de directeur général ou d’administrateur devait être abandonné, alors je le ferai sans regret, car ma mission première au sein de ses deux organismes, n’est pas qui  je peux devenir dans le milieu agricole, mais quelle contribution je peux lui apporter !

Christian Pons, directeur général, Société d'agriculture du comté de Montmagny