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Ce n’est pas un débat de sémantique !

LVA ,

André Villeneuve, critique en matière agricole au Parti Québécois craint dans la nouvelle démarche pour réentendre la CPTAQ, que les libéraux cherchent à revenir sur l’ouverture du dézonage à plus grande échelle. Si tel est le cas, il semble que le Parti Québécois sera là pour faire barrage.

« Qu’on parle d’achat de terres, d’accaparement, de financiarisation, nous ne sommes pas dans un débat de sémantique. Ce qui compte, c’est de s’assurer que les terres sont accessibles à la relève et que les modèles proposés garantissent l’avenir de l’agriculture québécoise. J’espère que les députés du Parti libéral et de la CAQ sont d’accord avec cet objectif. Depuis le début du mandat de la CAPERN sur la CPTAQ, les députés du Parti libéral ont clairement démontré que leur objectif, avec cette audience, est de proposer des changements majeurs pour permettre plus de dézonage des terres agricoles. Nous avons-nous même proposé de réentendre la CPTAQ en commission parlementaire sur certains enjeux, mais notre proposition a immédiatement été détournée par les libéraux dans le but de revenir sur l’ouverture du dézonage à plus grande échelle. Nous sommes très inquiets par les propositions des libéraux. Nous sommes tout à fait disposés à entendre à nouveau la CPTAQ pour échanger sur son mandat et son fonctionnement, mais, dans le contexte proposé, ces audiences serviront aux députés libéraux à ouvrir la porte à un laisser-aller dans le dézonage. De tels changements seraient néfastes sur la superficie de terres cultivables disponible, ce qui est contraire à notre objectif d’assurer la prospérité de tout le monde agricole. Nous nous opposerons à de tels changements et nous souhaitons que les libéraux rassurent les agriculteurs et reculent sur ces demandes. », a confié André Villeneuve à La Vie agricole.