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Les drones pas seulement pour les militaires !

Constance PARADIS ,

Un drone ce n’est pas tout à fait quelque chose de nouveau. Nous avons tous, en effet,  entendu parler de leur utilisation dans le domaine militaire, notamment lors de la guerre en Irak. Un drone ce  n’est pas seulement un avion sans pilote ou un système de capteurs aéroportés. C’est un petit avion contrôlé à distance ayant un appareillage technologique sophistiqué qui  prend des clichés en haute résolution, analyse les informations et les transmet dans le format désiré. C’est la prise de clichés jusqu’au post-traitement. Les possibilités d’application sont  donc infinies.  

Un drone pour chaque agriculteur

Selon M. Marc Moffatt, président du CED (Centre d’excellence sur les drones) : «Les gens ne comprennent pas toutes les applications possibles des drones. Ils les voient comme étant uniquement des objets récréatifs. Il faut imaginer toutes les applications possibles en lien avec  les nouvelles technologies cruciales. Il faut  développer les marchés du drone en lien avec ces nouvelles technologies naissantes. C’est seulement notre imagination qui nous limite.» Selon lui, à Alma, chaque agriculteur devrait, dans un futur pas si lointain, posséder son propre drone et être en mesure de l’opérer afin de rentabiliser ses terres et ses cultures.

Un drone pour optimiser le rendement

Un drone c’est quoi exactement? Qu’est-ce que ça peut apporter au domaine de l’agriculture, de la foresterie  ainsi que dans les d’autres domaines civils? Avec un drone on peut obtenir des images multi spectrales. On voit plus loin que ce que notre vision peut voir. On peut donc les utiliser pour se questionner sur la santé des plantes et ainsi optimiser la gestion et le rendement des terres agricoles. Le drone transmet des données  essentielles à la gestion des  cultures (gels - irrigations – insectes – engrais - etc.) en temps réel, par relais radio. Il est d’une précision inégalée. Le CED en collaboration avec l’UPA a lancé un appel aux intéressés. Quelques agriculteurs de la région du Saguenay-Lac-St-Jean se sont donc lancés dans l’aventure.

La compagnie Hovercam a fait des recherches, des tests, à St-Nazaire et à Dolbeau-Mistassini, au Lac-St-Jean.  Un drone survolait l’automne dernier les terres et prélevait des images en 3D. Les données obtenues sont ensuite analysées afin de déterminer les risques de gels potentiels dans la culture des bleuets. On veut ainsi prévoir et maximiser le rendement. On peut obtenir des orthophotos géoréférencées,  un modèle d’élévation digital (DEM) qui est utilisé entre autres pour les planifications d’irrigation, un modèle de terrain digital (DTM), un modèle de surface digital (DSM), une analyse de la biodiversité, un contourage géoréférencé, une imagerie thermique (chaleur), etc.

Selon M. Moffatt : « Des programmes d’aide financière et de subventions devront être développés. Le cultivateur-opérateur de son propre drone, en évitant les couts reliés aux pertes de récoltes, pourra rembourser très vite son investissement. Le rendement par acre sera fortement augmenté.»

 

PHOTO -M. Marc Moffatt, directeur général CED, Alma et un drone Micro-5