RSS
Vue Mobile
| Abonnement | Journal virtuel

Les drones bien utiles en foresterie

Constance PARADIS ,

Le retour du printemps et de la saison estivale sera assurément signe de feu de forêt dans quelques mois. Dans le domaine de la foresterie, les feux de forêt déclenchés par la foudre peuvent couver pendant 4 ou 5 jours avant de sortir du sol. Grâce aux capteurs thermiques infrarouges des drones on pourrait prévenir ces feux et les éliminer. Le CED travaille avec la SOPFEU de Roberval sur ce sujet.

«Actuellement, un drone ça coûte cher mais est-ce plus dispendieux que la perte de 15 ou de 20 hectares de forêt?  Dans un contexte de régénération des forêts, il faut y réfléchir.» déclare M.Moffat. On pourrait également utiliser cette technologie de capteur de chaleur pour retrouver rapidement des personnes perdues en forêt. Sans oublier que les drones peuvent voler la nuit.

Les drones pourraient avantageusement remplacer les méthodes actuelles de survol et d'analyse des forêts. En effet, les photos rassemblées donnent une image en 3D de la forêt.  Des photos couleur, mais aussi des photos infrarouges, qui permettent d'identifier entre autres l'essence des arbres, leur taille et, grâce au GPS, leur position à quelques centimètres près. Une précision qui permet une meilleure planification des arbres à couper et leur utilisation par la suite, en plus de prévenir le gaspillage. Ils sont donc aussi utiles dans la lutte contre la déforestation.

Les drones seront partout

Les drones peuvent également être utiles dans plusieurs autres domaines civils dont : l’environnement, le dégivrage, l’aluminium, etc. Plusieurs groupes de chercheurs sont actuellement à l’œuvre et effectuent des tests en ce sens. On pense aussi à de futures applications dans le domaine de la protection du citoyen.

Dans le domaine de l’environnement, en raison de ses atouts (faible coût, grande qualité d’images, maniabilité), le drone trouve de multiples champs d’applications pour la surveillance rapide de zones difficiles d’accès en cas de catastrophes naturelles ou écologiques.

Dans le domaine de la sécurité et de la sûreté, on les utilise pour la surveillance des frontières et la sûreté en mer. On pourrait les utiliser dans la lutte contre le trafic des stupéfiants. Les garde-côtes américains les utilisent pour de la reconnaissance et de la surveillance. Dans les stations de sports d’hiver on serait capable de mesurer l’épaisseur du  manteau neigeux, de prévenir les catastrophes, de localiser des victimes ensevelies sous la neige dans le cas d’avalanche.

En sécurité routière, on pourrait mieux comprendre les phénomènes de congestion et ainsi mieux définir des stratégies de déplacement.

 

PHOTOS : PHOTO Bâtiments : 1 hangar (8,400 pieds carrés), des espaces de bureaux et laboratoires (6,000 pieds carrés), un environnement sécurisé et 3 salles de conférences et ateliers, 1 piste sécurisée (5,000 pieds par 100 pieds) et la proximité de la 3e Escadre de Bagotville

Site internet CED : www.cedalma.com