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Vision de Pierre Céré



Pierre Céré a répondu à deux questions posées par La Vie agricole sur l’accaparement des terres, la relève agricole et le syndicat.

Accaparement et relève: Depuis quelques années au Québec, l’accaparement des terres par des capitaux étrangers et par des fonds spéculatifs pose un réel problème pour notre agriculture et mine la pérennité de celle-ci puisqu’elle handicape sérieusement le transfert familial d’entreprise. Afin de permettre à la relève agricole d’acquérir une ferme, nos politiques devraient être bonifiées et mises à jour régulièrement :

Création d’un fonds d’investissement et de développement agricole québécois, visant à ralentir le phénomène d’accaparement des terres, mais aussi, à servir de levier afin d’aider la relève à s’établir ;
Élaboration d’une politique d’établissement agricole favorisant le démarrage d’entreprise ;
Mise sur pied de mesures fiscales pour les acheteurs et les vendeurs ;
Offre de formation agricole toujours renouvelée.

Syndicat : Dans un contexte de mondialisation, il faut être en mesure d’établir des rapports de force. Il est très dangereux de soumettre l’agriculture aux seules lois du marché. La syndicalisation agricole, comme nous la connaissons, offre un contrepoids essentiel à ces dernières. Je suis d’accord pour ouvrir un dialogue et trouver nos points d’équilibre pour continuer à développer ce beau secteur d’activité. Étant un fier Abitibien, je connais bien l’importance de nos ressources. Au Québec, l’agriculture et la transformation alimentaire représentent des ventes de 30 G$ par année et 80 000 emplois directs. En plus de nous nourrir, nos agriculteurs ont le rôle indispensable d’occuper notre territoire. Sachons pleinement et collectivement reconnaître leur travail essentiel  !