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Vision de PKP



Pierre-Karl Péladeau a répondu à deux questions posées par La Vie agricole sur l’accaparement des terres, la relève agricole et le syndicat.

Accaparement et relève- Au cours du premier débat du PQ dans le cadre de la course à la direction,  j’ai déclaré qu’il faut rester propriétaire de notre territoire et de nos terres agricoles.  À cet effet, j’ai pris les engagements suivants :
- S’assurer de demeurer propriétaire des terres agricoles du Québec.
- Mettre en œuvre le concept de préférence québécoise, notamment dans les achats des institutions  publiques du Québec, tels que les hôpitaux et les écoles.
- Favoriser la pérennité des fermes du Québec au lieu de leur démantèlement par un meilleur accompagnement du transfert.
- Examiner la possibilité de limiter la propriété étrangère des terres agricoles. Il faut éviter l’accaparement complet des terres par des intérêts étrangers. (Les règles en vigueur rendent plus avantageux la vente de terres à l’extérieur de la famille qu’à sa propre relève familiale.)

Syndicat- Il appartient au monde agricole de définir les modes de représentation que les producteurs souhaitent mettre en place pour gérer leurs négociations et leur mise en marché et de s’assurer que les intérêts de tous les types et tous les modes d’agriculture soient représentés équitablement.

 Dans un contexte de souveraineté alimentaire, je crois cependant qu’il faut être sensible à des modes de production alternatifs qui permettent d’autres modèles de production, notamment ceux de type familial. Cette approche de l’agriculture, qui se développe et qui fait un retour en force partout sur la planète, permet des productions parfois artisanales, originales, durables et branchées. Cette agriculture à plus petite échelle alimente des réseaux de consommation novateurs qui soutiennent directement les producteurs, en plus de favoriser le rapprochement entre ceux-ci et les communautés qu’ils desservent. Il faut faire place à cette approche dans le monde agricole québécois et cultiver plus globalement nos terroirs, soutenir l’innovation de nos productions, appuyer le développement de la relève agricole, investir dans nos filières bioalimentaires les plus prometteuses, encourager les secteurs d’exportations, mais aussi favoriser la consommation des produits québécois par nos citoyens. L'agriculture et le milieu agricole revêtent une importance considérable pour l'avenir du Québec. C’est un secteur économique qu’il faut continuer d’appuyer collectivement en misant sur sa diversité et sa qualité, tout en soutenant l’audace de ses producteurs.