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Une révolution pour les régions

LVA ,

En ce 1er mai, la candidate à la chefferie du Parti Québécois et députée de Vachon, Martine Ouellet, dit s'engager à développer des régions fortes. `` Je suis la candidate qui propose le plan le plus solide pour renforcer les régions du Québec, une véritable révolution``, dit-elle.

Martine Ouellet propose d'organiser dans chaque région des « Rendez-vous pour l'avenir des régions  », afin de définir les orientations et les créneaux porteurs pour la création d’emplois et de PME. « Il s'agit d'un grand rassemblement avec l'ensemble des intervenants de la région, que ce soit les entrepreneurs, les universitaires, les syndicats, le gouvernement ou les organismes communautaires, c'est là que seront définis les axes de développement prioritaires pour chacune des régions », a déclaré la candidate. L'idée, dit-elle, est de bien définir les créneaux d'excellence en fonction du potentiel de chaque territoire, des expertises disponibles et de la créativité des leaders régionaux.   

Fonds de diversification économique de un milliard $ pour les régions

Les axes de développement des Rendez-vous serviront à orienter les nouveaux Fonds de diversification économique qui seront mis en place dans les régions. Le budget global des fonds sera de un milliard $ sur dix ans afin de créer 30 000 emplois et des retombées économiques totales de six milliards $. « Pour avoir des régions fortes, il est primordial de diversifier l'activité économique et ce sont les intervenants régionaux qui sont les mieux placés pour savoir où investir », a poursuivi la candidate. Les Fonds seront gérés par les acteurs locaux, en collaboration avec Investissement Québec, en s'inspirant du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie.

Augmenter la transformation

Un gouvernement Ouellet s’engage également à redistribuer une partie des redevances sur les ressources naturelles avec les régions ressources et à augmenter la transformation au Québec dans le secteur de la forêt et des mines. « Grâce à la nouvelle loi sur les mines adoptée à l’unanimité, le gouvernement a maintenant le pouvoir d’exiger plus de transformation des minières. Comme chef du Parti Québécois, je vais travailler à augmenter la transformation du minerai au Québec puisqu'elle crée de trois à quatre fois plus d’emplois que la simple extraction », a ajouté l’ancienne ministre des Ressources naturelles du Québec.

La révolution tranquille des régions passe par l’agriculture, dit Ouellet.

Martine Ouellet déclare de grandes ambitions pour l’agriculture du Québec. Ce secteur économique absent de la campagne au leadership du Parti Québécois apparaît donc dans le dernier sprint. Il ne reste que quelques jours pour savoir quelles seront les propositions concrètes des autres candidats. Pour l’aspirante à la tête du PQ, voici en quelques points sa vision agricole à quelques jours du choix des membres de son parti :

-Augmenter l'offre de produits régionaux dans les SAQ et à inciter les grandes bannières à laisser une plus grande flexibilité aux détaillants afin de favoriser les producteurs québécois -Continuer la stratégie instaurée par le Parti Québécois d’approvisionnement local pour les institutions publiques

-Offrir un capital-patient à la relève agricole pour l’acquisition de terres et la reprise de fermes

-Documenter le phénomène de la financiarisation des terres agricoles et en concertation avec le milieu, la contrer

-Doter le Québec d’une stratégie de soutien à la production biologique afin de remplacer une partie des produits importés qui comprendrait notamment une aide spécifique à l’installation, une aide à la transition pour les agriculteurs qui opéraient auparavant en régie conventionnelle et une offre adaptée de produits de gestion des risques

-Appuyer le système d’agriculture soutenue par la communauté, dans lequel les consommateurs sont alimentés directement par leurs fermiers de famille 

-Un Québec indépendant soutiendrait mieux l’agriculture québécoise. « Prenons l’exemple de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne. Le gouvernement fédéral a choisi de satisfaire les producteurs de boeuf de l’Ouest au détriment des producteurs de fromage du Québec. Ottawa a marchandé l’augmentation des quotas d’importation de boeuf contre un accès supplémentaire des fromages européens au marché canadien. Or, le Québec est le grand perdant, car nous produisons plus de 50 % des fromages au Canada – et plus de 60 % des fromages fins », a déclaré Martine Ouellet.