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La vache qui rit, c’est parti !

Yannick PATELLI ,

Pierre Paradis, ministre de l’agriculture, a déposé ce matin à l’assemblée nationale son projet de loi qui lui est si cher sur le bien-être animal, qu’il soit domestique ou d’élevage. Le projet de loi a été applaudi par les deux côtés de la chambre.

M.Paradis a déclaré vouloir modifier le code civil du Québec pour que les animaux soient considérés comme des êtres vivants et non plus comme des biens et meubles. Après que la députée péquiste, Agnès Maltais ait souligné son souhait que ce projet de loi fasse l’objet de consultations, il a été voté à l’unanimité.

Au cours de la matinée, les débats ont été quelque peu plus houleux. Il a été question de la situation de deux jeunes jumeaux handicapés qui ne bénéficieraient pas du même soutien pédagogique à l’école faute de moyens selon le chef de l’opposition Pierre-Karl Péladeau et de la situation difficile réservée aux personnes âgées dans les CHSLD. Si la vache rira bientôt, ça ne semble pas être le cas de tous les aînés à écouter l’opposition officielle !

Précision lors du point de presse

Pierre Paradis a confirmé en point de presse ensuite sur le bien-être animal que les choses vont bon train : `` Le virage est déjà pris par le monde de l’industrie agroalimentaire. Ça va juste maintenant accélérer.``

Questionné par La Vie agricole sur la différenciation entre l’animal domestique et d’élevage, le ministre nous a répondu qu’il n’y en a pas :`` Il y a déjà un guide de bonne pratique dans le monde de l’élevage sur une base volontaire, maintenant ça sera seulement plus coercitif.``, a-t-il précisé. Il  a aussi rappelé que le texte de loi disait :`` Tout ce qui vit et nous nourrit mérite d’être traité avec déférence.``

À une question dans la langue de Shakespeare par la presse anglophone, présente lors du point de presse, il a précisé : `` Il faut dire aux producteurs que si vous ne traitez pas bien vos animaux, vous ne les vendrez pas.``

Interrogé par La Vie agricole à la sortie de la salle de presse, le ministre a ajouté sur l’inquiétude qui pourrait se répandre parmi les producteurs :`` Y’a ceux qui sont en avant de la parade. Ceux qui la suivent et ceux qui sont en arrière qui économiquement ne survivront pas.``