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Label canadien?

Jean-Pierre LEMIEUX ,

Comme si la bataille pour obtenir plus d'espace de tablette dans les SAQ ou dans les marchés d'alimentation grande surface était perdue, l'Association des vignerons indépendant du Québec (VIQ) aimerait mieux avoir une accréditation canadienne, la Vintners Quality Alliance (VQA). Pour le moment seulement l'Ontario et la Colombie britannique adhèrent à cette norme.

À la SAQ et dans les grandes surfaces : « ce n'est pas notre place, on ne réussira pas à tasser les gros, les tablettes ils les auront toujours et la SAQ leur donnera toujours la priorité ». Mme Charlotte Reason, la présidente de l'association, aimerait que les vins du Québec aient accès aux marchés des épiceries fines, les fromageries, la petite épicerie du village. Cela aiderait car le producteur n'aurait pas seulement sa boutique pour vendre.

Les vignerons indépendants veulent aussi des règlements permanents et plus clairs; par exemple le permis temporaire de vente dans les marchés public et les événements spéciaux est renouvelable pour  deux ans et même pour un an seulement dans certains cas, sans compter toutes les exigences comme faire parvenir le plan du marché, les autorisations municipales, etc.

L'adoption d'un projet de loi comme celui que proposait M. Stéphane Billette en 2013, alors qu'il était dans l'opposition, risque d'être plus délicat car plusieurs députés pourraient craindre d'être accusés de conflit d'intérêt parce que, eux-mêmes ou des membres de leur famille, sont propriétaires de vignobles. Le vin au Québec c'est une petite industrie, cela ne semble pas une priorité. De plus le projet était mal monté selon elle car plusieurs ministères seraient impliqués dans son application.

« Au Québec c'est très mal organisé, on n'a pas le droit d'exporter, pas le droit de vendre inter-province ». Mme Reason ajoute : « On gagne des prix à l'étranger mais on n'a pas le droit d'aller développer ce marché. Ils dépensent de l'argent dans des certifications qui ne donnent rien car elle ne sont pas reconnues à l'international ».

Ça ne bouge pas donc Mme Reason laisse entendre qu'il « va falloir prendre des moyens de pressions un peu plus radicaux pour nous faire entendre» en promettant des actions concrètes pour très bientôt.

Mme Reason ne comprend pas les chiffres publiés au début de juillet dans un quotidien montréalais qui soulignait une augmentation des ventes de vins québécois. Selon Mme Reason, un vin peut être vendu légalement avec la mention « 100% » québécois même s'il peut y avoir jusqu'à 15% de raisins venant d’ailleurs; mais pour les membres de son association ce sont des produits garantis « de la racine à la table » 100% Québec.

 

 

Vintners Quality Alliance

http://www.canadianvintners.com/canadas-industry/canadian-wines/