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Remboursement des taxes foncières agricoles Livrons le bon combat !



La Commission Robillard a remis en question la pertinence du programme de remboursement de taxes foncières. Malgré la réaction initiale du ministre de l’Agriculture Pierre Paradis à l’effet qu’il n’entend pas jeter aux poubelles ce programme, il s’agit d’une importante source de préoccupation, notamment pour les céréaliers et tous les producteurs du Québec. 

Si la remise en question du programme est inquiétante, la première réaction de l’Union des producteurs agricoles l’est encore plus ! Ses premiers propos laissent entrevoir que les énergies sont beaucoup plus dirigées vers la défense de ses privilèges : l’obligation pour les agriculteurs d’avoir cotisé à l’UPA pour avoir droit au remboursement des taxes foncières.

Il est certain que le remboursement de taxes foncières continuera de faire l’objet d’une remise en question. Les efforts doivent être accordés à sa préservation dans l’intérêt des entreprises agricoles. Ce programme est l’un des seuls à accorder une aide financière gouvernementale directe aux agriculteurs.

Les producteurs,  avec l’assentiment du syndicat unique et obligatoire, ont déjà subi la suspension du programme Agri-Québec en 2014. Ils ont essuyé des coupures de 113 millions dans les surplus de La Financière agricole. Le rapport du groupe de travail sur la sécurité du revenu en agriculture au Québec, dont a fait partie l’UPA,  recommande de couper l’accès au programme ASRA à différentes productions et de récupérer certaines sommes versées par le programme Agri-Québec auprès des producteurs de maïs-soya et de pommes de terre.

Les Céréaliers du Québec dit oui à la proposition de la Commission Robillard de mettre fin à l’obligation pour les agriculteurs de cotiser à l’UPA pour être éligible au programme de remboursement des taxes foncières agricoles. Il s’agit d’ailleurs d’une demande que nous répétons depuis plus de 2 ans.

Cependant, le programme de remboursement doit être maintenu pour le bénéfice des producteurs et des régions agricoles du Québec. Ce programme est plus que nécessaire dans le contexte actuel de taxation municipale et de la forte hausse de valeur des terres agricoles. Nous attendons du ministre de l’Agriculture québécois un message fort et dynamique, une réponse claire et positive afin de sécuriser les agriculteurs et de maintenir notre confiance en l’avenir.

Par Louis R. Joyal, président des Céréaliers du Québec