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Un programme désespérément attendu

Jean-Pierre LEMIEUX ,

Les associations de producteurs (vaches laitières, bœuf de boucherie, moutons, chèvres, etc) ne peuvent plus compter sur un programme d'aide qui a été aboli le 31 mars dernier. Huit mois plus tard ces associations font face à un grave problème de gestion car elles ne savent pas en quoi consistera le nouveau programme ni même quand il entrera en vigueur.

Pour le coordonnateur de l'événement Expo-boeuf, M. André Beaumont la situation est très préoccupante car l'activité a eu lieu et c'est bientôt la fin de l'année financière, après huit mois d'activité 80% des sommes ont été engagées. L'an dernier, d'expliquer M. Beaumont, le programme n'a été renouvelé que le 22 janvier, 10 mois de retard : « On l'a supporté parce qu'on savait que le programme serait renouvelé mais cette année... ».

Est-ce que les dépenses de secrétariat seront admissibles, quelles sont les activités qui seront couvertes? M. Beaumont est inquiet : « Il y a des factures entrées mais s’il n’y a pas de rétroactivité on passe au bout du pont ».

La promotion des races : Pas de volonté du ministre ?

Le président de l'association Holstein Québec, M. Georges Sirois, est aussi d'avis que le retard à annoncer le nouveau programme met en péril les associations.

Cet argent-là sert à faire la promotion de la race. « Mais le problème n'est pas au niveau des races, c'est plutôt au niveau du ministre. Le ministre nous dit que l'argent est déposé mais il n'y a pas de programme. Je pense que le ministre n'a pas la volonté de régler le problème rapidement ». M. Sirois ajoute : « Des sommes ont été engagées en se faisant dire qu'il y allait avoir un programme mais toujours rien au moment de la fin de l'année financière de ces associations ».


M. Sirois explique : « Avant on se finançait par des casinos qu'on organisait, on divisait ça entre les races, pas seulement les races laitières ». Lorsque le gouvernement a instauré les casinos c'est Loto-Québec qui a été chargé de gérer ça et les casinos forains ont été remplacés par un programme « compensatoire » le programme que tous attendent. Sans ce programme « C'est ne pas respecter les ententes qu'il y avait à l'époque » d'ajouter M. Sirois.

Le cabinet du ministre Paradis rejoint sur ce dossier n’a pas donné suite à nos questions.