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Sur le plan économique, l’agriculture au Québec est rendue à un point tournant !

Jean GARON ,

Les taux d’intérêt ne pourront pas demeurer à 1% et tous les spéculateurs de tout acabit vont devoir refaire leurs devoirs. Les banques qui ont contribué à tour de bras à la spéculation dans l’immobilier et sur les terres agricoles vont mettre leurs billes ailleurs parce ce que les prix vont diminuer à mesure que les taux d’intérêt vont augmenter et les acheteurs seront moins nombreux avec de nouveaux taux d’intérêt plus élevés.

Considérer les agriculteurs comme des patrons
C’est le temps plus que jamais de valoriser le rôle des agriculteurs qu’il faut considérer comme des entrepreneurs à la tête d’une entreprise familiale indépendante. Mais cela veut dire aussi que les lois agricoles devront en tenir compte et que le syndicalisme agricole devra respecter les agriculteurs qui devront être libres de voter pour le syndicat de leur choix et de choisir leurs orientations. Les lois agricoles ont trop tendance au Québec à vouloir faire des agriculteurs des fonctionnaires ou des employés plutôt que des entrepreneurs. Il faut considérer les agriculteurs comme des patrons et non pas comme des fonctionnaires, pas plus que des travailleurs à forfait ou à contrat.

L’UPA a couché avec toutes les options !
L’UPA n’a pas joué le rôle qui devait être le sien: L’organisation n’a pas défendu des agriculteurs entrepreneurs. Depuis Jacques Proulx, elle n’a pas voulu choisir de défendre la ferme familiale INDÉPENDANTE et ne l’a pas défendue. Elle a eu une attitude ambigüe préférant ne pas choisir la ferme familiale indépendante; Elle n’a même pas négocié pour les propriétaires de fermes familiales intégrées avec leurs intégrateurs. Elle a couché avec toutes les options. Il faut changer. Aujourd’hui, il faut faire le choix de l’agriculteur-entrepreneur parce que c’est l’agriculteur-entrepreneur propriétaire d’une ferme familiale indépendante que le gouvernement du Québec doit défendre et il doit adapter ses lois en conséquence. Le gouvernement du Québec doit cesser de considérer l’agriculteur sous tutelle de l’UPA ou de la Coopérative Fédérée. L’agriculteur, c’est un patron, un entrepreneur qui dirige son entreprise et qui a besoin d’un syndicat pour le représenter dans ses négociations de groupe et d’une coopérative pour lui fournir certains services.

Le rôle du gouvernement du Québec est clair: Il doit protéger les terres agricoles, empêcher les non-résidents de les acquérir, mais laisser les agriculteurs Québécois eux-mêmes acheter les terres agricoles dont ils ont besoin pour leur entreprise agricole. Le crédit agricole, les assurances récoltes et les assurances stabilisation des revenus sont là pour aider l’entreprise agricole familiale indépendante parce que l’entrepreneur agricole a besoin de crédit pour son entreprise, parce qu’il ne connait pas d’avance les aléas du climat et de la température et qu’il ne peut pas connaitre les prix du marché lorsqu’il fait ses semences.

Il faut valoriser la profession d’agriculteur en la respectant: Un agriculteur est un entrepreneur parce qu’il dirige une entreprise, ce n’est pas un salarié ni un employé de l’entreprise. Il faut que les syndicats et les coopératives reflètent cette réalité et le gouvernement du Québec doit agir en conséquence. Le développement de l’agriculture doit se faire en référant à ces entrepreneurs agricoles.

Les taxes foncières doivent être remboursées sans référence à L’UPA !
Par ailleurs, l’agriculteur doit agir comme un entrepreneur. Il ne doit pas se contenter d’un organisme syndical qui lui dit quoi faire plutôt que de le consulter. Les agriculteurs ont besoin d‘être respectés dans les organismes qui doivent les représenter comme entrepreneurs. La façon de représenter les agriculteurs doit changer et on doit cesser de considérer les agriculteurs comme des employés d’un patron ou d’une entreprise, ce qu’ils ne sont pas, parce qu’ils n’ont pas de patron ni d’employeur. C’est pourquoi l’UPA a failli à sa tâche en ne défendant pas la ferme familiale INDÉPENDANTE et en étant indifférente à l’intégration des agriculteurs qui en fait des employés à forfait ou des employés contractuels sans même les défendre comme tels. Le gouvernement du Québec doit comprendre que les agriculteurs sont des chefs d’entreprise compétents qui sont assez grands et assez responsables pour pouvoir décider des orientations des organismes syndicaux qui les représentent. Ainsi, les taxes foncières municipales et scolaires doivent être remboursables par le MAPAQ aux agriculteurs professionnels sans référence à l’UPA. Et il est temps de laisser aux agriculteurs le choix de leur organisme de représentation et de ses orientations. On n’est pas ici en matière religieuse et les agriculteurs sont assez grands et compétents pour décider des orientations de leur syndicat que cela plaise ou non aux fonctionnaires de l’UPA.

Pour rejoindre Jean Garon: jeanrgaron@videotron.ca