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Note interne fictive au PM du Canada

Pierre NADEAU ,

Vous nous avez demandé comme conseillers une opinion interne  concernant les engagements de M. Harper envers l’industrie laitière suite à l’entente du PTP. Les fonctionnaires du ministère de l’agriculture (AAC) confirment qu’ils ont fait la recommandation de compenser l’industrie après une étude exhaustive des impacts de notre dernière proposition officielle au PTP, c’est-à-dire, celle  qui a été acceptée comme engagement du Canada sur la gestion de l’offre (GO).

M. Harper considérait cette compensation importante pour s’assurer que l’industrie puisse retomber sur ses pattes puisque les deux ententes qui les affecte, l’ACEG et le PTP, débuteraient en même temps, donc aurait un effet double et qu’il était impératif de ne pas affaiblir les nombreuses régions canadiennes qui prospèrent surtout à cause de la gestion de l’offre. Son entourage disait souvent que c’était bien plus que la gestion de l’offre qui était en cause et nous partageons cette lecture. N’eut été de cette compensation, il aurait été difficile d’offrir autant aux autres membres du PTP. Sans ces importantes concessions aux autres pays sur la gestion de l’offre, notre participation au PTP devenait à risque. Nous leur sommes donc en partie redevables, car on peut dire que la gestion de l’offre a contribué, même contre son gré, de façon importante au succès du Canada dans ce partenariat d’avenir.

Le ministère et l’industrie possèdent des chiffres crédibles sur l’impact de ces deux ententes que nous sommes disposés à vous présenter. L’impact est réel, sérieux et mesurable.

Il ne semble pas y avoir de favoritisme politique dans l’engagement de M. Harper pour la gestion de l’offre car nous soupçonnons que l’industrie laitière dans son ensemble a toujours été plus proche des autres partis que de celui de M. Harper.  Renier cet engagement, qui a déjà été accepté  par la population sans mot dire, comporterait un risque politique qu’il vaudrait mieux éviter. Le respecter constituerait soit un avantage, ou au pire, quelque chose de neutre.

Nous vous recommandons respectueusement de maintenir l’engagement à la même hauteur financière mais de revoir certains détails pour mieux atteindre les objectifs visés comme l’idée de remplacer l’engagement de compenser les pertes de la valeur de quotas par des mesures plus efficaces et plus tangibles. La mise sur pied d’un comité consultatif restreint constituerait une astucieuse porte de sortie face à la perception qui s’est dégagée que nous étions contre ces compensations alors que le message était que nous n’avions pas l’intention de les appliquer aveuglement. Finalement, dans le même ordre d’idée, il vaudrait mieux parler de mesures pour accroitre la compétitivité de l’industrie plutôt que de compensations.