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Le sirop du Québec n’appartient pas à un syndicat

LVA ,

La manifestation spontanée d’aujourd’hui en appui au rapport Gagné illustre clairement le déséquilibre démocratique auquel doit s’attaquer prioritairement le gouvernement du Québec s’il souhaite voir l’agriculture québécoise prendre un nouvel envol et se tourner davantage vers les opportunités de marchés et les consommateurs a déclaré Gilles Brouillard du Conseil des entrepreneurs agricoles (CEA) par le biais d’un communiqué.

``Il faut changer la loi sur le monopole de représentation !``

Ce déséquilibre démocratique découle de la Loi sur les producteurs agricoles du Québec qui impose depuis maintenant plus de 40 ans un syndicat unique accrédité en agriculture. En effet, seul le monopole de représentation de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et ses fédérations détiennent les moyens financiers et techniques, via les cotisations obligatoires perçues des producteurs et leur structure syndicale de délégués, pour organiser des rassemblements de foules à des fins partisanes et de pression politique.

Le Conseil des entrepreneurs agricoles demande au ministre de l’Agriculture Pierre Paradis et à l’ensemble des parlementaires de l’Assemblée nationale de ne pas se laisser impressionner par les menaces formulées par le syndicat unique qui prétend représenter l’opinion des producteurs de sirop pour le maintien du statu quo en acériculture.

L’histoire se répète !

``Le discours de la Fédération du sirop ressemble beaucoup à celui de la Fédération des céréales qui est aussi affiliée à l'UPA et qui défendait son agence de vente du blé en 2012. C'est un vote tenu librement hors de la structure syndicale qui a permis à 83 % des producteurs de démontrer leur insatisfaction et leur rejet de l’agence. Pourtant, la Fédération a défendu son service obligatoire jusqu'à la fin``, de rappeler Gilles Brouillard, directeur général du CEA.

Tant et aussi longtemps que des modifications à la Loi sur les producteurs agricoles du Québec ne seront pas faites pour permettre à d’autres syndicats agricoles d’être reconnus et de bénéficier des mêmes facilités politiques et financières, tous les rapports d’experts commandant des changements en agriculture seront reçus de la même façon a rappelé le CEA.

``À chaque fois, le syndicat unique se réclamera du fait que l’agriculture québécoise et l’opinion des producteurs lui appartiennent ! Le Conseil des entrepreneurs agricoles, ses 5 associations de producteurs membres, 2 500 agriculteurs et ses nombreux sympathisants rappellent finalement leur soutien au ministre Paradis pour qu’il donne globalement suite au rapport Gagné`` de dire Gilles Brouillard.