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Croire ou ne pas y croire?

Stéphane D'AMATO,

Vous y croyez vous? À la prévision des semis du USDA? Pour ma part, pour une rare fois, je n’y crois pas. La prévision des superficies qui seront semées au printemps par le département de l’agriculture des États-Unis sont les suivantes:

MAÏS: 93,6 millions d’acres par rapport à 88,4 millions pour la récolte 2015

FÈVE SOYA: 82,2 millions d’acres par rapport à 83,7 millions pour la récolte 2015

Ce qui m’apparait incroyable c’est la prévision des semis de maïs. Une énorme augmentation de 6% par rapport aux semis de 2015 et 4% de plus que ce que le marché anticipait tout juste avant la sortie de la prévision (90 millions d’acres). Le tableau 1 donne une indication de la production et de l’inventaire anticipé avec la prévision de semis et de rendement du USDA et avec un scénario de Darrel Good, économiste agricole à l’Université de l’Illinois. L’inventaire anticipé du USDA est à 2,4 milliards de boisseaux par rapport à 1,8 milliards en 2015. Ceci représente une tonne de briques sur le prix du maïs. Le USDA base sa prévision de semis de maïs sur le fait que beaucoup de superficies de blé d’automne seront ressemées en maïs, au détriment du soya. Mais 5 millions d’acres de plus d’une année à l’autre, ça ne s’est pas vu souvent, sinon pas du tout.

 

Le scénario de l’Université de l’Illinois est plus plausible: 92 millions d’acres (c’est déjà beaucoup), 162 boisseaux à l’acre (un rendement plus bas que la normale des dernières années) et 1,7 milliards de boisseaux en inventaire. Dans ces conditions, le prix du maïs sera plus léger, dans le bas $4 à Chicago plutôt que le bas $3 avec le scénario du USDA. Peu importe les superficies semées en réalité, c’est l’anticipation du rendement qui sera le facteur déterminant pour la direction du prix à Chicago.

Parlant de prix, le tableau 2 rapporte les prix internationaux du maïs et de la fève soya. Ils sont côtés en dollar américain par tonne métrique et FOB, c’est à dire chargé à bord d’un navire. Comme le Québec doit encore exporter beaucoup de maïs de vieille récolte via les ports du St-Laurent, on doit comparer les marchés compétiteurs pour évaluer à quel prix le maïs doit se vendre livré aux ports. La comparaison avec le maïs américain à la Nouvelle-Orléans (Golfe du Mexique) ne suffit pas à faire une évaluation précise du prix.

 

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