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Le monopole sur le point de chavirer ?

Yannick PATELLI ,

Hier au cours d’un point de presse sur le rapport Pronovost, le ministre Pierre Paradis s’est fait demander par plusieurs journalistes pourquoi l’UPA veut sa tête, il a rappelé que seul le premier ministre a ce pouvoir.

La Terre de chez nous, journal syndical de l’UPA, depuis plusieurs mois attaque directement le ministre de l’Agriculture sur ses positions. Certains se demandent si les rapports commandés par le ministre Paradis ne sont pas critiqués avant même d’être analysés. La machine syndicale serait-elle en marche contre un ministre trop fort à son goût après des années de contrôle syndical systématique sur les décisions du monde agricole ?

Pressé de répondre sur son intention de légiférer pour mettre fin au monopole syndical Pierre Paradis n’a jamais répondu directement : ``Il n’y a pas de rédaction en cours pour légiférer cette session, mais je ne connais pas les priorités de l’automne.`` Il a toutefois refusé d’exclure de légiférer sur ce sujet d’ici la fin de son mandat.

Il a au cours de la journée référé plus d’une fois aux déclarations faites par plusieurs personnalités politiques dans nos colonnes au cours des derniers mois, toutes en faveur du pluralisme syndical :Françoise David ( QS), Bernard Landry (PQ), Jean Garon (PQ), Sylvie D’Amours (CAQ). L'UPA se trouve, par la crise faite contre l'utilisation du discrétionnaire du ministre, elle-même à avoir amené le débat du pluralisme dans l'actualité. Reste à voir si le ministre Paradis profitera de cette porte qui s'ouvre avant même qu'il n'ait eu à évoquer quoique ce soit ! Et tout ça pour 25 000 $ de discrétionnaire, une colère pour une goutte d'eau quand on a un océan à boire en toute discrétion.