RSS
Vue Mobile
| Abonnement | Journal virtuel

De la vitamine D au Mecadox des porcs américains

Patricia PROULX ,

En 1940, dans le journal La Terre de chez nous, des agronomes conseillaient aux cultivateurs d'organiser leur industrie porcine de façon à élever des porcs à au moins 2 moments dans l'année, le printemps et à l'automne afin de ne pas encombrer le marché et pour obtenir de meilleur prix pour leur produit. Cet été nombreux sont les porcs Québécois qui n’ont pu aller à l’abattage en raison d’une trop importante importation d’Ontario.

La vitamine D en 1940

Cependant, il y avait des inconvénients. À cette époque pendant l'hiver, il coûte plus cher d'élever des porcs parce que les jeunes ne sortent pas dehors et ne profitent pas du pâturage qui durant l'été est une nourriture économique. Les risques de mortalités sont plus élevés à cause du froid et du manque de vitamine D que fournissent les rayons du soleil. Fallait-il abandonner l'élevage du porc à l'automne ? Non, disait-on. Il fallait contrôler les inconvénients en ayant une porcherie chaude et ventilée et fournir à l'animal, une nourriture appropriée à son besoin. On disait que l'huile de foie de morue contenait de la vitamine D ce qui remplaçait les rayons du soleil.

Aujourd’hui, le Mecadox, un vrai danger

Dans La Vie Agricole d’octobre 2014,  les préoccupations à propos de l'élevage des porcs est différemment inquiétante. On parle de limiter les importations notamment américaines.

Si en 1940, au Québec, on donnait aux porcs de la vitamine D, il s'agit maintenant d'un médicament utilisé aux États-Unis, le Mecadox (cabadox) un antibiotique pour enrayer la dysenterie, la diarrhée hémorragique et pour accélérer la prise de poids des porcelets qui leur est fourni malgré son interdiction dans nos exploitations. Au Canada ce médicament est illégal depuis 2004. On dit qu’il pourrait causer de graves problèmes de santé.

On sait qu’il est facile pour les Américains de maximiser l'importation des porcs.Ils ont certains avantages comme le coût de chauffage, la main d'oeuvre moins chère et les lois environnementales plus souples ainsi que les lois moins sévères concernant ce qui est permis d'administrer aux animaux. 

 

Références :

Journal La Terre de chez nous, Québec mercredi le 6 novembre 1940 page 3 texte: Conseil de la semaine, l'élevage des porcs.

La Vie Agricole octobre 2014 p.20 Limiter les importations américaines, une solution pour la production du porc ?