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Si les fourrages pouvaient parler, ils nous demanderaient de mieux les traiter

Pierre FOURNIER ,

Ce n'est pas sorcier, les plantes fourragères occupent la plus grande surface en culture au Québec et supportent une industrie de $2,5 milliards, soit la production laitière chez plus de 5600 fermes.

 En plus, elles servent aux ovins, aux caprins, les chevaux, etc. par leur transformation dans certaines usines. C'est aussi la culture la plus naturelle et la plus bénéfique au sol pour contrer les GES.

Je trouve qu’on leur accorde  « peu de soins »  comparés aux autres cultures : le faible rendement moyen de 5,5 t/ha de MS le prouve bien…

On pourrait facilement doubler ce rendement, avec plus de 10 t/ha, en les traitants correctement comme on le fait pour le maïs.

Je vous donne l’exemple de deux producteurs qui ont compris que Mère-Nature n’est pas responsable à 100% de la bonne production fourragère!

A)           Pour la ferme Beauchemin de Ste-Monique, voici les commentaires de Yannick :

               1-J`adapte mes cultures au besoin de l`étable

               2-Mes prairies sont aussi importantes que le maïs

               3-Je garde mes pH élevés et je chaule mes prairies  aux 2 ans pour avoir

-Plus de rendement au champ

-Plus de survie à l`hiver

-Plus de minéraux dans mes fourrages

                     Ref: colloque des Plantes fourragères de nov.2013, Drummondville

B)              Pour la ferme Roy de Saint-Georges de Beauce, voici les propos de Marquis, pour 10 t/ha de MS

-Raccourcir la durée des prairies
-Fumier au printemps ou engrais minéral (plus rapide)
-Chaux après la première coupe
-Parfois à l’automne même si le champ n’est pas labouré
-Viser pH 7,0
-Engrais minéral après la 2e coupe des nouvelles prairies

                Ref: CQPF, ferme Roy et fils, Saint-Georges présenté en sept.2013 par Marquis Roy

                               “Si on peut le faire dans un champ, on peut le faire ailleurs.”

 

Pour ces deux jeunes producteurs, le rendement, la qualité et le coût par tonne sont étroitement surveillés.

 Le sol et les divers soins sont des prérequis, on ne devrait plus avoir à le répéter:

-pH presque neutre  -égouttement adéquat  -compaction contrôlée  -nutrition minérale adéquate tôt le printemps  -application des engrais organiques en temps et lieu  -renouvellement des champs après 2-3 ans  et… contrôle des indésirables (mauvaises herbes, insectes, maladies)

Tous les spécialistes en production laitière le disent : avec des fourrages de qualité, où est la limite dans le lait?