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Pour 2014, je vous offre un plan plutôt que ma boule de cristal

Stéphane D'AMATO ,

Vous connaissez le dicton : « Mieux vaut apprendre à pêcher que de se faire donner du poisson »

Je vais continuer à vous transmettre mon opinion du marché, comme je le fais à chaque mois car vous avez besoin de connaître l’état du marché québécois et américain constamment pour vous faire une opinion de la direction des prix. Ça c’est le poisson !

Ce que j’ai de mieux à vous offrir c’est une canne à pêche avec un coffre de gréements bien remplis. C’est notre service CÉRÉALIS, destiné aux producteurs de grains et aux éleveurs. Nous vous aidons à établir des objectifs de prix pour vos grains et à faire un plan de commercialisation ou d’approvisionnement. Les producteurs qui vendent leurs grains via nos offres d’achats de grain reçoivent nos conseils par téléphone et notre bulletin de recommandations exclusif. Les éleveurs peuvent bénéficier des mêmes conseils avec un abonnement annuel.

Le marché est bas à Chicago pour la fève de soya et particulièrement pour le maïs depuis les battages de l’automne dernier. Cependant, les prix payés chez nous à la fin décembre sont très bons pour le soya OGM de vieille récolte puisqu’on en tire plus de $500 la tonne. Le maïs traine de la patte à $170 la tonne.

Il existe présentement beaucoup de différences entre le marché du maïs et celui de la fève de soya, ce qui est plutôt inhabituel. D’abord à Chicago où le prix du maïs est plus haut pour les battages 2014 que pour cet hiver, caractéristique d’inventaire élevé en maïs. Le prix de la fève soya est plus haut maintenant que pour les battages 2014, indiquant un inventaire très bas. Deux grains, deux opposés.

Le Québec s’est fait balayé par un raz-de-marée de soya non-OGM de la récolte 2014 vendu par plusieurs producteurs à plus de $600 la tonne entre septembre et novembre dernier. Une excellente affaire. On ne peut en dire autant pour le prix du maïs de la vieille récolte à $175. La bonne affaire pour le maïs de nouvelle récolte est dans la base, pas le prix de Chicago.

C’est le temps de calculer, d’analyser, de planifier. Voici un devoir pour vous. On commence par calculer le coût de production incluant les coûts fixes. Ensuite, avec l’historique des dernières années, on détermine une marge bénéficiaire cible pour chaque culture, comme 15% par exemple. Il faut alors calculer le prix de vente requis pour obtenir cette marge et valider son réalisme. Finalement, on pourra établir des objectifs de vente pour la base et le prix de Chicago. Voilà un plan de commercialisation (ou approvisionnement pour les éleveurs) qui ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation. Un outil très important pour réussir en affaire.