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De la demande de démission de Paradis à celle de Groleau !



En 2012 notre président régional de l’UPA de l’Abitibi Témiscamingue Sylvain Vachon vient nous présenter l’UPA du futur et la fusion ‘’ obligatoire ‘’ de tous les syndicats de base. Un syndicat local par MRC. À l’époque on ne voyait pas trop d’objections, sinon que la représentation du Témiscamingue par rapport à celle de l’Abitibi passait de 40% à 20%, inquiets que nous étions en raison de la grande distance à parcourir, etc. Nous avions 14 points à discuter, négocier et aplanir. On nous a vite fait comprendre que la fusion était ‘``obligatoire`` dans un cadre rigide et que tout le monde le faisait au Québec et qu’on n’avait pas le choix ! Nous étions donc face à une fusion obligatoire qui mena à l’Union des agriculteurs libres du Témiscamingue !

Refus de signer le serment d’honneur !

Pour nous mettre un peu de pression, M. Vachon nous apprenait que notre syndicat de base était suspendu depuis 2 ans 1/2 parce que notre président de base avait refusé de signer un certain ‘’serment d’honneur’’ parce que notre conseil d’administration avait jugé ce document comme un acte de soumission total des membres envers le syndicat. Nous étions étonnés de cette suspension et de ne pas avoir été informés pendant tout ce temps. En quittant notre assemblée, devant notre hésitation, la secrétaire, Mme Martine Delage, qui accompagnait M. Vachon lui dit pour qu’on puisse l’entendre ‘’c’est pas grave, de toute façon on n’a pas besoin d’eux pour les fusionner’’. Provocation? Mme Delage a maintenant été promue directrice générale de l’UPA à Rouyn.

À notre assemblée du syndicat de base le projet de fusion présenté comme tel a été refusé à l’unanimité moins une abstention. Nous en informons alors notre fédération à Rouyn. En réponse nous recevons une lettre des avocats de la maison mère de l’UPA à Longueuil qui nous dit au sujet de la fusion obligatoire : ‘’ Si un administrateur dévie de cette voie, cela pourra entraîner sa responsabilité légale non seulement à titre d’administrateur, mais également à titre personnel’’.

Devant ces menaces nous convoquons une assemblée extraordinaire avec un seul sujet: La fusion. Les 18 membres qui se sont présentés rejettent à l’unanimité la proposition (ou l’obligation), de fusion telle que présentée.

Jamais consultés sur cette fusion !

Nous en informons notre fédération à Rouyn. Pourquoi nous faire voter si on n’a pas le droit de voter non ? Pourquoi ne pas faire comme d’habitude et nous l’imposer ? De toute façon on n’a jamais été consulté sur cette fusion.Puis, on apprend par un producteur d’un autre secteur que tous les agriculteurs du Témiscamingue sont convoqués pour la fusion de tous les syndicats de base en un seul syndicat local. Même notre secteur-Est, peut-on lire, dans l’ordre du jour.

Le matin de la fusion 8 producteurs du secteur- Est se présentent et rencontrent le président régional M. Sylvain Vachon et le président local M. Patrick Lafond et déplorent le fait que les membres de notre secteur n’aient pas été convoqués et qu’on veuille même fusionner notre secteur malgré notre refus unanime à deux reprises.

Quelle démocratie ?

Nos deux présidents, à plusieurs reprises, nous répètent ’’de revenir après le dîner`` puisque ce matin-là c’est la fusion du secteur centre avec le secteur Lac Témiscamingue : ‘’Revenez en après-midi on va parler du secteur Est !’’.

Finalement on prend pour du cash la parole de nos deux présidents et on revient après dîner. À notre retour, M. Vachon président régional de l’Abitibi Témiscamingue nous déclare avec un grand sourire de satisfaction: ‘’ Dans un but d’inclusion nous avons fusionné votre secteur Est ce matin’’.On nous a refusé le droit de vote pour notre secteur. Drôle de démocratie!

Indignés nous retournons dans notre secteur. On s’informe du statut juridique de notre syndicat de base: il s’agit d’un syndicat autonome et indépendant avec sa charte et ses règlements qui s’est joint volontairement à la fédération régionale de l’UPA de Rouyn en 1972.

Naissance de l’Union des producteurs libres du Témiscamingue.

Ensuite, notre fédération de Rouyn nous a demandé à plusieurs reprises de rentrer dans le rang et de venir signer : `` sinon la désaffiliation de votre syndicat de base et de ses membres serait envisagée’’. C’est à ce moment que la possibilité de L’union des agriculteurs libres du Témiscamingue est née.

Quelques mois plus tard M. Patrick Lafond, président local nous téléphone ‘’pour pouvoir se parler et rapprocher nos dossiers’’. On lui rappelle ‘’que nos discussions ont plutôt ressemblé aux rues de Montréal, c’est-à-dire au sens unique, et que de toute façon lui et M. Vachon ne sont pas crédibles et sont menteurs à nos yeux!‘’.

Avec la bénédiction du président Groleau

‘’Si c’est comme ça, nous dit-il, on va faire venir M.Groleau; Lui, il va vous dire ce qu’il faut que vous fassiez. Il va vous dire comment il faut que vous pensiez’’. La conversation s’est arrêtée là et M. Groleau est venu nous rencontrer. Nous lui avons expliqué la rigidité du processus de la fusion, les actes d’intimidation, de provocations, les accrocs graves à la démocratie, les abus de confiance, les abus de pouvoir, les menaces de désaffiliation ‘’si on ne rentrait pas dans le rang’’ et le fait qu’il y avait maintenant 2 syndicats différents de l’UPA qui avaient juridiction sur notre secteur. On nous demandait d’accepter l’inacceptable.

M.Groleau a tranché et donné raison à sa fédération de Rouyn, et nous avons tous été désaffiliés en tant que membres et en tant que syndicat de secteur.

Si Paradis a failli à un processus démocratique, Groleau aussi !

C’est pour ça qu’on a trouvé drôle la sortie de M. Groleau demandant la démission de M. Paradis, ministre de l’Agriculture ‘’qui aurait failli a un ‘’processus démocratique’’!

Alors, c’est pour cette approbation de désaffiliation de M. Groleau, pour l’approbation de ces abus de confiance, ces abus de pouvoir, ces mensonges, pour tous ces actes répréhensibles, et tout son ’’processus démocratique’’ antidémocratique que nous demandons nous aussi la démission de M. Groleau, et la fin de ce monopole syndical.

Michel Duclos,

UNION DES AGRICULTEURS LIBRES DU TÉMISCAMINGUE