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Navigation : les années se suivent, mais….

Michel BIBEAU ,

C’est le cas de le dire, les amateurs de soleil et de conditions météorologiques propices aux vacances auront été servis cette année, avec une saison estivale chaude et peu pluvieuse. En revanche, on dit souvent que le plaisir des uns fait le malheur des autres et ces conditions de faibles précipitations et de chaleur élevée ne sont pas toujours idéales pour les agriculteurs, pas plus pour les pêcheurs que les plaisanciers, en bout de course…

Pour ces deux derniers groupes qui partagent les plans d’eau du Québec, le faible régime des précipitations a engendré un niveau d’eau très bas cet été, particulièrement en fin de saison, alors que plusieurs d’entre eux sont encore à naviguer sur le Saint-Laurent et certains sur les Grands Lacs du sud de la province.

Dans le cas de la simple navigation, je vous invite à une très grande prudence, car les écueils à peine émergents sont beaucoup plus nombreux en cette fin d’été, augmentant de beaucoup les risques de collisions. Force est d’ailleurs de constater que les collisions entraînant des dommages aux pieds de moteur sont en forte hausse depuis la fin de juillet. Pour les pêcheurs, outre les mêmes risques potentiels, on ajoute un ralentissement important de la qualité de la pêche sportive dans le sud du Québec. Notez cependant qu’une fin d’été comme celle que nous connaissons actuellement laisse habituellement entrevoir un automne de pêche fort productif : avis aux intéressés.

En situation d’eau chaude et basse, les meilleurs secteurs à explorer sont ceux bénéficiant d’une source sous-marine d’eau froide, des fosses les plus profondes des plans d’eau, tout en misant davantage sur le début et la fin de la journée, alors que le soleil est à son plus bas !

Retour sur le dossier des rampes de mise à l’eau

Suite à ma dernière chronique, j’ai eu l’occasion de parler avec plusieurs intervenants concernant l’imposition par un nombre grandissant de municipalités de frais pour la mise à l’eau des embarcations de plaisance. Comme je le mentionnais, je crois que le temps de la gratuité est malheureusement terminé ici, et que le principe de l’utilisateur-payeur risque de dominer à peu près partout d’ici 4 ou 5 ans.

En revanche, je parlais à ce moment des municipalités qui agissent avec rigueur pour offrir un service de qualité, sans nécessairement surfacturer les utilisateurs. Je n’avais pas en tête divers cas que l’on retrouve présentement au Québec, que ce soit dans les Laurentides ou même dans le Bas Saint-Laurent où certains conseils municipaux abusent outrageusement en réclamant des montants exorbitants pour une mise à l’eau, normalement dans le but de tout simplement fermer l’accès au lac, un bien public propriété de toute la collectivité québécoise.

Je tenais à souligner cet aspect, pour dissocier ma vision de l’avenir de celle d’élus qui abusent tout simplement du pouvoir législatif qui leur est accordé !

 

Des aubaines si vous recherchez une embarcation !


En terminant, un petit conseil pour nos lecteurs qui recherchent une aubaine afin de se procurer un bateau, quel que soit le modèle.

Chaque année, l’Association Maritime du Québec organise la grande foire de liquidation annuelle des détaillants, le Salon du Bateau à Flot, dans le vieux Port de Montréal. Cette année encore, les visiteurs pourront y admirer plus d’une centaine de bateaux de 16 à 60 pieds. La plupart des embarcations peuvent être essayées sur place, ou minimalement visitées dans le cas des cruisers.

L’entrée à l’événement est tout à fait gratuite, car il s’agit au fond du grand solde automnal qui permet aux détaillants d’abaisser leur inventaire en vue de l’hiver. Il n’est pas rare de bénéficier de rabais allant souvent jusqu’à 20 %, parfois davantage, sur à peu près tous les types de bateaux. 

L’événement se déroulera du 9 au 11 septembre prochain. C’est très facile d’accès et il y a plusieurs stationnements à proximité. Une visite qui vaut son pesant d’or !