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Discussions corsées mais nécessaires dans La Vie agricole



Cette lettre s’adresse à plusieurs personnes; journalistes, chroniqueurs, agronomes, agriculteurs, etc. Premièrement, je félicite les gars de la Ferme Pocatière pour leur amour et leur respect de la terre, des animaux, de la nature, de l’homme. Merci au journal La vie agricole pour la place laissée aux gens de cœur, de vision et de respect. Merci également pour les articles de pensées différentes qui nous amènent à nous interroger sur notre avenir alimentaire.

À Monsieur Maxime Bernier, dans l’article :``Mettre fin à la gestion de l’offre : Maxime Bernier s’explique``, je commencerais par la définition de ``Cartel`` : Forme de concentration horizontale où de grandes entreprises juridiquement et financièrement indépendantes ayant des activités comparables, s’entendent en vue de contrôler la concurrence et le marché.

Alors, Monsieur Bernier, qui d’autres que les grosses entreprises financées par de gros investisseurs réussiront à passer à travers la fin de la gestion de l’offre? Pour moi, ces entreprises froment un cartel. Ne me dites pas que la politique nationale d’agriculture doit répondre aux besoins des Canadiens et non pas à un lobby qui défend un cartel. Je suis certaine que dans ces négociations, on remplace un cartel par un autre cartel.

À Monsieur Pierre M. Nadeau dans l’Article : L’adaptation a une limite qui s’appelle BREXIT et TRUMP. Je répondrais que vous exagérez. Aujourd’hui, les dirigeants de plusieurs Pays s’affairent à éliminer le plus possible les différences. Tout le monde doit être semblable et de cette façon ce sera plus facile. Je suis désolée, mais c’est d’éteindre la beauté du monde que de faire cet exercice. Je ne nie pas qu’il y ait une certaine peur mais ne croyant pas aux gens qui négocient ces accords, je ne peux que penser au pire. Trop souvent, nous avons vu des négociateurs y  aller de leurs intérêts personnels, de commandes bien précises et souvent il y a eu conflits d’intérêts. Avec tous ces accords mondiaux, la perte d’expertises pourrait être énorme dans certains cas. Je ne dis pas de fermer les portes sur nous-mêmes. Il faut partager le savoir et il est nécessaire (Je suis gourmande de fruits et légumes qui ne poussent pas ici aussi) de nos jours, de partager nos produits. Par contre, le partage est très différent de l’exploitation par des multinationales sans scrupules. Au Canada, nous avons des normes très sévères en agriculture et en alimentation; ce qui est très différent  en Chine par exemple. Il ne faut surtout pas perdre la gestion et la propriété de notre eau, notre sol, notre agriculture, notre air, etc. Ce que nous sommes capables de produire ici devrait nourrir nos gens d’ici (Canada) et le surplus être exporté ailleurs. Tous les Pays devraient faire la même chose avec leurs produits.

J’aimerais bien connaître un peu plus ce que vous en pensez. Peut-être dans un prochain article?

À Monsieur Mathieu Bock-Côté, j’ajouterai ma réflexion personnelle. Posons la question à l’envers : ``Si j’allais dans ces Pays Islamiques, pourrais-je me promener sans voile, en t-shirt et en short? Pourrais-je élever du porc que j’aime tant? Pourrais-je construire une église catholique``? Je suis certaine que la réponse à toutes ces questions est négative.

Ici, au Québec, pour accueillir les musulmans Islamiques, nous nous sommes empressés d’éliminer la religion majoritaire qui est le christianisme. Nous avons fait un état laïc. Nos églises sont en train de fermer pour laisser place à quoi? À des mosquées où ils semblent enseigner à leurs fidèles que nous sommes des mécréants. C’est complètement insensé! N’imaginez pas que je suis pratiquante. Je vais à la messe 2 à 3 fois par année. Si nous voulons tant que notre société soit laïque en dehors des murs de chaque maison, que la laïcité se fasse pour tous et non pas seulement pour les Chrétiens. Les accommodements religieux, c’est assez! A un moment donné, qu’ils cessent de vivre dans les années 1000. Même notre Pape a évolué sur certains sujets comme l’homosexualité par exemple.

Les gouvernements de plusieurs pays essaient de niveler les différences et c’est très dangereux humainement parlant. Nous ne sommes pas des robots. Nous avons besoin de nous connecter à nos racines dans un esprit évolutif et ne pas régresser mentalement. Avançons ensemble dans le respect de l’évolution. Je crois être assez claire.

Enfin, MERCI encore pour votre bon journal. Les points de vue différents amènent des discussions parfois corsées mais nécessaires.

Johanne Desjardins

Lectrice assidue 

Laval ( Québec)