RSS
Vue Mobile
| Abonnement | Journal virtuel

Le retour de Pierre Moreau, un appui pour Paradis ?

LVA ,

On ne sait toujours pas ce que trame véritablement le ministre  de l’Agriculture Pierre Paradis sur l’avenir de l’agriculture au Québec pour ce qui a trait au pluralisme syndical et  à la gestion des plans conjoints. Personne ne sait encore quel rôle jouera Pierre Moreau l’année prochaine au sein du gouvernement, lui qui revient d’une longue maladie. Chose certaine, si le ministre Paradis continue à brasser la cage du seul syndicat actuellement  reconnu par la loi, il aura possiblement  de nouveaux soutiens. Il est de notoriété publique que Pierre Moreau privilégie la liberté syndicale en agriculture. 

Moreau clair sur la remise en cause du monopole syndical !

En février 2013, Pierre Moreau, alors qu’il briguait la chefferie du parti libéral, confiait à Charles Lecavalier, de l’agence QMI, qu’il remettait en question le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles du Québec: «Le Québec est le seul endroit du monde où il y a un syndicat unique qui représente tous les agriculteurs et c’est un modèle qui date de 40 ans», avait alors confié le candidat à la succession de Jean Charest.

Le journaliste de QMI écrivait aussi : « Il croit qu’avec une agriculture moderne, qui ne fait plus que du lait et des céréales, mais aussi de la «viande bio» et des «petits fruits», il faut «laisser le choix» aux agricultures de s’affilier ou non. Il reprend ainsi une conclusion du rapport Pronovost sur l’avenir de l’agriculture, tabletté par son propre parti en 2008.»

«L’agriculture a changé. Ce que je propose, c’est de poser la question aux agriculteurs si oui ou non ils souhaitent ce monopole syndical. Si la réponse est oui, ils l’auront décidé. Si la réponse est non, on va aller voir ce qui se fait ailleurs dans le monde», concluait  alors Pierre Moreau.

Charles Lecavalier précisait aussi dans son article que Philippe Couillard était quant à lui plus prudent sur ce sujet.