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La FRAQ et le ministre Paradis réunis pour annoncer un meilleur accès aux terres pour la relève

Yannick PATELLI ,

Alors que du temps de la présidence de Pascal Hudon, la Fédération de la relève agricole au Québec ( FRAQ) nous avait habitué à une position très critique avec le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis, c’est tout sourire que celui-ci et Michèle Lalancette, la présidente actuelle de la FRAQ , ont participé ce matin à un évènement à l’île d’Orléans chez Cassis Monna et filles pour annoncer une aide de 300 000 $ au centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec ( CRAAQ) devant servir à la mise en place de l’Arterre afin de mettre en relation des jeunes de la relève avec des producteurs agricoles qui souhaitent céder leur entreprise ou des propriétaires désirant louer ou vendre leur terre agricole.

L’aide gouvernementale est répartie entre deux ministères : 150 000 $ provient de ministère de l’Agriculture et 150 000 $ du Secrétariat à la jeunesse ce qui a généré une implication au niveau du cabinet du premier ministre. La famille Monna a annoncé que depuis un an les filles du patriarche sont maintenant actionnaires majoritaires et qu’elles ont investi 1,5 million de dollars pour la production et l’accueil du public dans leur installation de Saint-Pierre de l’Île d’Orléans.  Il a aussi été spécifié que les filles Monna viennent d’acheter une terre agricole sur l’île.

Une idée issue du Rapport Pronovost

Pierre Paradis a souligné par la suite que l’origine de la banque de terre, venue de Brome-Missisquoi, est en train de prendre une ampleur nationale. Il n’a pas manqué de souligner que ce projet était une idée du rapport Pronovost et que Jean Pronovost a fait beaucoup pour la relève agricole. « J’ai été chanceux comme ministre. J’ai reçu deux rapports. Un de la FRAQ et un de Jean Pronovost et ils allaient dans le même sens». On comprend alors qu’est né de ce consensus l’Arterre.

Quand La Vie agricole pose la question en conférence de presse si ce projet est une façon de faire renaître le Rapport Pronovost, le ministre Paradis répond : « On ne peut pas faire renaître quelque chose qui n’est pas mort !»