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Lisée souligne les efforts du PQ de Garon à Gendron et critique fortement Paradis

Yannick PATELLI ,

NDLR : Soulignons l’effort de l’UPA cette année dans le cadre de son 92e congrès pour avoir organisé des rencontres avec les trois chefs de partis pour qu’ils donnent leurs orientations sur les grands enjeux en agriculture au Québec. Faut-il voir cela comme un signe d’ouverture à l’UPA sur ce qui se passe en dehors de l’organisation dans la société ou une mise en scène en préparation de la venue du ministre Paradis le dernier jour de congrès. À vous d’en juger !

Puisqu’il fallait que chacun y aille de sa note d’humour, Jean-François Lisée ne s’est pas fait prier : « Je me suis présenté comme chef du parti québécois juste pour être invité à mon premier congrès de l’UPA» a-t-il lancé à peine arrivé sur  scène. Puis il a fait l’éloge de son parti présenté comme le plus proche des intérêts des agriculteurs sans oublier de souligner la qualité de Jean Garon comme ministre de l’Agriculture.

De Garon à Gendron

« Va-t-on un jour retrouver un bon ministre de l’Agriculture. Soit François Gendron va se représenter, soit il va nous conseiller. En octobre je suis devenu  chef d’un parti qui est à l’origine de plusieurs lois  comme le zonage agricole ou la mise en place de la Financière agricole. Pour être chef du parti québécois, il y a une condition d’embauche : c’est comprendre l’agriculture. Les producteurs, il faut savoir les écouter comme le parti québécois a su le faire de Jean Garon à François Gendron» a-t-il clamé d'emblée. 

« Au Québec en ce moment on a un ministre de l’Agriculture et un premier ministre qui répondent par l’indifférence et viennent alors les problèmes. Philippe Couillard a dit entre Marrakech et Madagascar que ça n’existe pas le problème de l’augmentation des taxes. Je lui ai montré les vraies factures. Comment ça se fait que le premier ministre ne sait pas. Est-il mal informé par son ministre de l’Agriculture ? Avec moi premier ministre, un ministre comme ça il ne reste pas longtemps sur son siège» a-t-il lancé devant une salle enjouée qui devient hilare lorsque le chef du parti québécois  ajoute : « J’aurais encore du mal à dire sur Paradis, mais pas besoin d’aller plus  loin... On vient de sauver deux pages».

Sur le traité Canada/Europe

« Le traité Canada / Europe a été voulu par Québec, mais au final on apprend que le Canada a sacrifié le lait québécois pour le bœuf de l’ouest. C’est contre Ottawa qu’on est fâché pas contre l’Europe. Le rapport de force actuellement c’est de ne pas signer l’accord avec l’Europe. Les libéraux ont mis les circuits courts sur une tablette. Je sais laquelle. Y’aura pas beaucoup à dépoussiérer.»

Sur les terres agricoles

« Je propose un FIRA +, mais la protection des terres c’est aussi limiter le développement urbain»

Sur la souveraineté alimentaire

« Avec nous  au pouvoir il y aura l’obligation pour les institutions publiques d’acheter des produits québécois»

Sur le salaire minimum à 15 $

« Je sais que c’est un sujet délicat, mais si le Québec  va mieux qu’ailleurs c’est parce qu’il y a plus  d’égalité qu’ailleurs. Et moi je dis oui au salaire minimum à 15 $ d’ici 2022. Pour l’agriculture ça sera à coût nul», a dit Lisée.

Sur Énergie Est

« Sur ce sujet, on est  contre les libéraux et la CAQ, car cela traverse 860 cours d’eau. Ça n’a pas de sens»

Des délégués très hargneux

En conclusion il a demandé aux délégués présents face à l’entente des « deux grands partis de droite et fédéralistes» de refaire comme en 1976 une coalition dans laquelle «il y avait beaucoup de professeurs dont Jean Garon», dit-il, et de relever le Québec

Lors de la période de questions la salle a été très vindicative envers le ministre de l’Agriculture en place, Pierre Paradis, un délégué le traitant au micro de « coyote dans la bergerie» et un autre déclarant « L’agriculture québécoise  a un cancer. Son nom c’est Paradis».