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Les terres agricoles et forestières doivent être protégées



COMMUNIQUÉ - LONGUEUIL, QC, le 2 déc. 2013 /CNW Telbec/ - L'Union des producteurs agricoles est particulièrement préoccupée par les aspects environnemental et sécuritaire du projet d'inversion d'Enbridge Pipelines inc., car plusieurs producteurs agricoles et forestiers sont directement touchés. Une fuite ou un déversement aurait, en effet, un impact important sur leur santé et leur entreprise. Voilà le message porté aujourd'hui par l'Union lors des consultations particulières en vue d'étudier l'acceptabilité, pour le Québec, du projet proposé par Enbridge sur le renversement vers l'est du flux de l'oléoduc 9B, situé entre North Westover et Montréal.

L'UPA a rappelé aux parlementaires de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles que les terres agricoles et forestières représentent une valeur inestimable pour les Québécois. Le gouvernement du Québec doit donc s'assurer que ces terres soient protégées de possibles déversements, de fuites de produits pétroliers ou d'autres matières dangereuses. Les mesures de sécurité et d'urgence, tout comme les données relatives aux fouilles d'intégrité, devraient être connues, surtout des citoyens directement concernés et des groupes qui les représentent. De plus, Enbridge doit avoir la capacité financière de faire face à d'éventuels incidents. Cinq recommandations sont donc formulées par l'Union :

  1. Qu'Enbridge soumette annuellement un rapport sur l'opération de l'oléoduc 9, incluant des informations sur les fuites et les impacts environnementaux qui leur sont associées, sur les taux de réparation et d'entretien, les excavations et les inspections réalisées, ainsi que les consultations publiques et les exercices de préparation, en cas d'urgence, effectués. Ce rapport devra être facilement accessible au public sur Internet.
  2. De s'assurer que les mesures d'urgence mises en place par Enbridge soient les meilleures de l'industrie et qu'elles demeurent les plus performantes dans le temps.
  3. D'obliger Enbridge à diffuser aux producteurs agricoles et forestiers, et à l'organisme qui les représentent, toute l'information sur leurs mesures d'urgence, notamment dans le cas où il serait nécessaire de pallier à un défaut d'approvisionnent en eau potable.
  4. Poursuivre la démarche qu'elle a entreprise auprès du gouvernement fédéral afin que ce dernier adopte des moyens permettant de renforcer le régime de sécurité des pipelines, dont, notamment, d'exiger que les entreprises exploitant des grandes conduites de pétrole brut aient une capacité financière minimale d'un milliard de dollars, et qu'elles disposent de cautions pouvant couvrir tous les dommages potentiels.
  5. Profiter du dossier d'Enbridge pour clarifier les enjeux de juridiction pour la période de postcessation et s'engager à prendre en charge les frais relatifs à des évènements qui se produiraient en période de postcessation, dans le cas où l'entreprise pipelinière n'est plus en affaire et que les sommes mises de côté ne seraient pas suffisantes.

 

Source : Éliane Hamel
Directrice, Service des communications

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