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À Alma, autant de fille que de garçon pour un DEC en agriculture

Constance PARADIS ,

L’alternance travail études (ATE), des stages de travail rémunérés, un maillage très serré avec les entreprises agricoles et la recherche appliquée (CCTT en agriculture, AGRINOVA, etc.) voici ce qui définit principalement le programme de Gestion et Technologies d’Entreprise Agricole (GTEA) dispensé au CEGEP d’Alma.

Ce cours s’adresse à des personnes qui désirent démarrer une entreprise agricole, s’établir en agriculture et/ou travailler dans le domaine de l’agriculture. À la fin de cette formation technique, de trois ans, les étudiants sont outillés pour gérer les sols, les animaux, les plantes, les bâtiments, la machinerie, les capitaux ainsi que les ressources humaines. Le taux de placement est de 100 %.  Après l’obtention de leur DEC en agriculture (diplôme d’études collégiales), les diplômés sont des gestionnaires d’entreprise agricole, des gérants de ferme ou des techniciens spécialisés en agriculture. Ils peuvent travailler comme gestionnaire d’entreprise agricole (relève familiale, création de sa propre entreprise agricole, gérant de ferme) et/ou technicien agricole dans le secteur privé, dans diverses entreprises (en recherche, en conseil, en production animale ou végétale, en approvisionnement, en service transformation et mise en marché, en machinerie et équipement agricole ou dans des coopératives) et/ou technicien agricole dans le secteur public (agriculture, environnement, inspection des aliments, production animale, contrôle de la qualité, assurances, etc.).

Comme nous le mentionne Mme Caroline Lemay, agronome, enseignante et responsable de la coordination départementale du programme: «Dans le programme, il y a actuellement autant de filles que de garçons, ce qui n’a pas toujours été le cas. Plusieurs d’entre eux proviennent d’entreprises familiales. On a une clientèle rurale et urbaine. La majorité des étudiants proviennent de la région, une région agricole et agroalimentaire. L’agriculture y est un moteur économique régional très important. Le collège étant situé dans une ville à dimension humaine (31 334 habitants) ça permet aux enseignants de créer des liens et d’accompagner leurs étudiants dans leur cheminement de carrière. Le collège d’Alma possède une serre, des laboratoires, des équipements technologiques et une ferme-école d’application (60 hectares en culture, un atelier de réparation et un hangar pour la machinerie). La formation tient compte des productions adaptées à notre climat et de notre agriculture régionale, de ses atouts et de ses créneaux de développement. Le programme est adapté aux réalités de l’agriculture d’aujourd’hui (innovation, compétitivité du secteur, diversification, utilisation des technologies, agroenvironnement, agriculture durable, etc.) et la majorité des cours sont axés sur la pratique d’activités concrètes de travail.»

Le CEGEP d’Alma, par sa formule Alternances travail-études (ATE) permet aux étudiants d’effectuer, dès les deux premiers étés, des stages rémunérés en milieu de travail, dans une entreprise agricole ou de service agricole de leur choix. Ils mettent ainsi en application les compétences acquises au cours de leur formation. Ils peuvent choisir de réaliser ces ATE au sein de l’entreprise familiale et/ou de se faire accompagner dans le choix d’une autre entreprise ou d’un service agricoles.

Le collège d’Alma est responsable du seul CCTT (Centre Collégial de Transfert de Technologie) en agriculture au Québec, l’organisme AGRINOVA. Le CEGEP, est situé tout juste à côté de ce centre de recherche appliquée. Cela favorise les échanges, le partage de connaissances et l’implication dans la recherche appliquée, la recherche terrain.

Plusieurs cours permettent à l’étudiant de développer des outils pour démarrer son entreprise, particulièrement le cours intitulé « Plan de développement de l’entreprise agricole ». Les étudiants élaborent un plan d’affaires et le présentent devant un panel d’évaluateurs professionnels issus du milieu agricole. (FADQ, UPA, conseillers en gestion, etc.). Cette expérience sert également d’épreuve-synthèse de fin d’études pour l’obtention du diplôme et peut parfois mener à la création d’une nouvelle entreprise.

En collaboration avec l’université Laval, grâce à un cheminement DEC-BAC, les diplômés du GTEA peuvent poursuivre leur formation en agronomie et en agroéconomie