RSS
Vue Mobile
| Abonnement | Journal virtuel

« Je veux voir les chiffres de Paradis» dit Richard Lehoux, président de la FMQ

Yannick PATELLI ,

La Vie agricole a rencontré ces jours-ci, Richard Lehoux, président de la Fédération des municipalités du Québec (FMQ) et ancien producteur laitier. Il s’est déclaré en faveur du report du nouveau programme de remboursement de taxes aux producteurs présenté récemment par le gouvernement. À son avis il y aura un impact réel sur le terrain et il veut voir les chiffres et être consulté avant sa mise en place.

M.Lehoux qui a fait une sortie commune avec l’UPA sur le projet de report de la modification voulue par le gouvernement dit ne pas être dans le débat pour la mauvaise affaire, celle du membership : « Le bout que le membership ne soit plus attaché à l’UPA, moi, j’ai pas de problème avec ça, mais tel que c’est là, ça risque d’être un beau party qui s’annonce entre le monde municipal et le monde agricole», dit-il.

Il rappelle que dans le programme actuel, le remboursement est de 85 à  100% au-delà de 1800 $ l’hectare et précise que dans le projet actuel le remboursement ne sera que de 78 % sur la totalité des taxes excluant les taxes scolaires. Il voit une nette augmentation pour plusieurs et craint que les municipalités soient prises à gérer cette problématique quand les producteurs vont venir frapper aux portes des conseils municipaux. « C’est nous les maires qui serons au bat en février 2017», dit-il.

Un enjeu national

« Je n’ai aucun problème à ce que ce soit transféré à Revenu Québec, mais on doit être consultés. J’ai vu Pierre Paradis il y a dix jours. Il dit qu’il n’y aura pas de problème. Je ne demande pas mieux que de me tromper, mais je veux voir les chiffres. Si on veut fermer les fermes au Québec qu’on le dise ! Par contre c’est vrai qu’on a des lois de 40 ans et il va falloir s’asseoir et se parler, mais on veut avant tout des chiffres sur la table. Je crains que l’on pousse les villages à aller vers l’application des taux variés où il faudra demander aux urbains de payer pour la ruralité village par village alors que ça doit être un enjeu national. Ça prend une vision globale de soutien à l’agriculture au Québec», conclut-il.