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Bœuf-Québec pour avoir le choix

Jean-Pierre LEMIEUX ,

Comment faire pour valoriser le bœuf du Québec? Ultimement la Société des parc d'engraissement du Québec (SPEQ) voudrait rendre possible l'identification Boeuf-Québec pour que le consommateur puisse faire un choix au marché. À ce moment-là il faudra faire abattre au Québec. Le bœuf depuis la fermeture de l’abattoir Lévinoff-Colbex est abattu aux États-Unis et souvent découpé dans l’Ouest canadien.  Il fait donc des milliers de kilomètres avant de revenir dans notre assiette. 

« C'est sûr que lorsque l'abattoir Laroche a fermé on avait l'impression d'un certain désastre mais à notre colloque il y avait cinq abattoirs de toutes tailles ». Au cours d'une conversation téléphonique le directeur général de la SPEQ, M. Jean-Sébastien Gascon s'est dit optimiste à la suite du colloque tenu en novembre dernier.

« Dès qu'on commence à ouvrir le sujet, on sent qu'il y a beaucoup de partenaires qui répondent 'présents' ». M. Gascon est bien clair : « Nous ne voulons pas acheter d'abattoir, nous ce qu'on veut c'est travailler en filière ».

Pour montrer que le projet intéresse M. Gascon fait remarquer que Collabor (distribution alimentaire) a participé au colloque. D'autres entreprises comme Viandes Lauzon et Viandes Descarie (des divisions de Collabor) sont aussi très intéressées.

« Tout ce qui reste à trouver c'est quel abattoir est capable de faire le travail » de conclure M. Gascon. « On est en train d'essayer de répondre à une demande » d'ajouter le coordonnateur des activités de la SPEQ. À la suite du succès du colloque M. Gascon se dit très confiant que le projet « Boeuf-Québec » est sur les rails.