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Pour Cartier, L’UPA est trop alarmiste !

LVA ,

«L’agriculture québécoise se porte bien. Plusieurs secteurs ont connu une bonne année 2016 : production maraîchère, céréalière, oeufs, volailles, acériculture et autres. 2016 a été une année florissante pour l’agriculture du Québec» de déclarer le président du Conseil des entrepreneurs agricoles, Jacques Cartier. Il juge que l’UPA par ses propos alarmistes nuit à l’image de l’agriculture et induit dans l’erreur la presse généraliste. 

 

Le président du CEA estime que la presse généraliste ne traduit pas la situation réelle en agriculture et il la trouve trop alarmiste trop aveuglée par l’UPA et ses messages alarmistes ! Même l’importation de lait diafiltré n’est pas selon lui une problématique insurmontable : « L’effet de l’importation accrue de lait diafiltré et de l’arrivée future des fromages européens sans impact actuel pour les producteurs laitiers a été contrebalancé par l’augmentation de 8 % du droit de produire des producteurs. À en croire certains intervenants, le Québec agricole serait plongé dans une course aux déprimés» de dire Jacques Cartier.  «L’attitude alarmiste et les messages négatifs véhiculés par l’UPA dans les dossiers agricoles ont pour effet d’accentuer l’insécurité et les craintes chez certains individus, propageant par le fait même une vision noire et pessimiste de l’agriculture québécoise (accaparement des terres, taxes foncières, etc.)», ajoute- il.

Pour Cartier, La Presse dépeint une image néfaste et négative du secteur agricole !

Le secteur du porc a selon lui bénéficié convenablement de l’assurance de stabilisation des revenus agricoles (ASRA) : « Pour sa part, la production porcine a pu compter sur l’assurance stabilisation des revenus agricoles pour compenser les baisses de prix du marché. C’est pourquoi le Conseil des entrepreneurs agricoles (CEA) déplore et trouve malheureux le récent article de Stéphanie Bérubé paru dans le journal La Presse, qui continue de dépeindre une image néfaste et négative du secteur agricole québécois. »

Les difficultés en agriculture ne sont pas une généralité !

«Il ne faut pas le nier, il est vrai que certains individus vivent des situations personnelles difficiles, tout comme dans d’autres secteurs de la société. L’agriculture est un secteur particulièrement risqué et exigeant car les résultats sont influencés par les aléas de la météo. Les agriculteurs doivent travailler avec des êtres vivants et les heures de travail sont nombreuses, ce qui peut influencer le moral de certains d’entre eux. Ces derniers doivent pouvoir compter sur des prestataires de services capables de les soutenir.» de dire le président du CEA.

Cartier demande à Paradis la fin du monopole pour donner une image plurielle et plus positive de l’agriculture !

Le CEA déclare par ailleurs soutenir et supporter le ministre Pierre Paradis dans la poursuite de ses efforts pour faciliter l’expression des entrepreneurs agricoles et encourager une vision dynamique de l’agriculture québécoise.

« Nous demandons même au ministre Paradis d’être plus proactif et dynamique afin qu’il mette fin le plus tôt possible à l’accréditation syndicale unique en agriculture (monopole) dans le but de rompre définitivement avec les campagnes syndicales négatives qui se succèdent depuis trop longtemps et qui sont reprises dans les médias! Il s’agit d’une solution concrète pour relever le moral des agriculteurs et propager une image beaucoup plus positive de l’avenir de l’agriculteur et de sa profession. J’invite tous les intervenants à collaborer au développement du secteur agricole », de souligner Jacques Cartier.

D’autres dossiers importants doivent impérativement être réglés, comme celui de la relève agricole tel que souligné dans le rapport Pronovost d’avril 2016 : « Nous pouvons être fiers de nos entrepreneurs agricoles québécois et des résultats obtenus », s’est exclamé M. Cartier. Pour le CEA, la santé économique et humaine des entrepreneurs agricoles est une responsabilité collective qui nécessite une révision en profondeur de l’approche actuelle.